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<channel><title><![CDATA[Financing Health in Africa - Le blog - Home]]></title><link><![CDATA[http://www.healthfinancingafrica.org/home]]></link><description><![CDATA[Home]]></description><pubDate>Sun, 19 Apr 2026 02:55:19 +0200</pubDate><generator>Weebly</generator><item><title><![CDATA[Financement domestique des vaccins: le sursaut de la République Démocratique du Congo]]></title><link><![CDATA[http://www.healthfinancingafrica.org/home/financement-domestique-des-vaccins-le-sursaut-de-la-republique-democratique-du-congo]]></link><comments><![CDATA[http://www.healthfinancingafrica.org/home/financement-domestique-des-vaccins-le-sursaut-de-la-republique-democratique-du-congo#comments]]></comments><pubDate>Fri, 31 May 2024 12:06:50 GMT</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">http://www.healthfinancingafrica.org/home/financement-domestique-des-vaccins-le-sursaut-de-la-republique-democratique-du-congo</guid><description><![CDATA[Christian Diomi (Conseiller Secteurs Sociaux, Minist&egrave;re des Finances, RDC)et Noemi Schramm Ndao (consultante financement de la sant&eacute;, UNICEF)&#8203;Durant toute une &eacute;poque, la R&eacute;publique D&eacute;mocratique du Congo (RDC) a &eacute;t&eacute; d&eacute;faillante dans son financement domestique des vaccins. Les autorit&eacute;s nationales se sont ressaisies. Christian Diomi et Noemi Schramm Ndao identifient quelques le&ccedil;ons.&#8203;      © UNICEF   &#8203;&#8203;&# [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<div class="paragraph" style="text-align:justify;"><strong style="color:rgb(98, 98, 98)"><font color="#626262" size="3"><em>Christian Diomi (Conseiller Secteurs Sociaux, Minist&egrave;re des Finances, RDC)<br />et <a href="https://www.linkedin.com/in/noemi-schramm-ndao" target="_blank">Noemi Schramm Ndao</a> (consultante financement de la sant&eacute;, UNICEF)<br /><br />&#8203;</em></font><font size="4">Durant toute une &eacute;poque, la R&eacute;publique D&eacute;mocratique du Congo (RDC) a &eacute;t&eacute; d&eacute;faillante dans son financement domestique des vaccins. Les autorit&eacute;s nationales se sont ressaisies. Christian Diomi et Noemi Schramm Ndao identifient quelques le&ccedil;ons.&#8203;</font></strong></div>  <div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0px;margin-right:0px;text-align:center"> <a> <img src="http://www.healthfinancingafrica.org/uploads/8/0/8/8/8088846/uni454276_orig.jpeg" alt="Image" style="width:auto;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%">&copy; UNICEF</div> </div></div>  <div class="paragraph" style="text-align:justify;"><strong style="color:rgb(98, 98, 98)"><font size="4">&#8203;&#8203;<br />&#8203;</font></strong><font size="3">En 2018, la situation du programme de vaccination en RDC &eacute;tait d&eacute;plorable: <a href="https://www.engagementvaccination.com/monitoring/fr" target="_blank">2,5 millions d'enfants de moins d'un an n'avaient pas re&ccedil;u tous les vaccins (soit 2/3 des enfants)</a></font><span style="color:rgb(0, 0, 255)"><a href="https://www.engagementvaccination.com/monitoring/fr" target="_blank">.</a></span><font size="3"> Pareillement, le pourcentage d'enfants ayant re&ccedil;u les vaccins Penta (un vaccin qui offre une protection contre cinq maladies potentiellement mortelles que sont la dipht&eacute;rie, la coqueluche, le t&eacute;tanos, l&rsquo;h&eacute;patite B et Hib) avait diminu&eacute; au cours des quatre ann&eacute;es pr&eacute;c&eacute;dentes, tout comme la part des enfants compl&egrave;tement immunis&eacute;s. Cette derni&egrave;re &eacute;tait de 35 % des enfants dans l'enqu&ecirc;te 2018 sur les indicateurs &agrave; grappes multiples, contre 45 % dans l'enqu&ecirc;te d&eacute;mographique sur la sant&eacute; de 2014. Sans surprise, cette faible couverture a entra&icirc;n&eacute; des &eacute;pid&eacute;mies (mortelles et co&ucirc;teuses), notamment de poliomy&eacute;lite et de rougeole. L'une des principales raisons de cette faible couverture &eacute;tait le manque de vaccins. Alors que Gavi avait financ&eacute; jusqu'&agrave; 94 % des co&ucirc;ts de six vaccins dans le cadre d'un accord de cofinancement avec le gouvernement, trois vaccins (dits traditionnels) &eacute;taient cens&eacute;s &ecirc;tre enti&egrave;rement financ&eacute;s par le gouvernement. Malheureusement, l&rsquo;&Eacute;tat &eacute;tait d&eacute;faillant. Le non-respect de l'accord de cofinancement avec Gavi signifiait la perte potentielle de millions de dollars. La situation &eacute;tait structurellement critique: au cours des 11 ann&eacute;es pr&eacute;c&eacute;dant 2019, la RDC a &eacute;t&eacute; le pays qui a accus&eacute; le plus de retards dans le paiement de sa part de cofinancement au niveau mondial - au cours de 8 des 11 ann&eacute;es, le pays a pay&eacute; apr&egrave;s le d&eacute;lai requis. Les choses devaient changer.</font><br /><br /><font color="#e85728"><font size="4"><strong>Le r&eacute;engagement politique induit un r&eacute;engagement financier</strong></font></font><br /><br /><font size="3">Les pr&eacute;paratifs du premier forum sur la vaccination en juillet 2019 se sont concentr&eacute;s sur la sollicitation de l'appropriation et du financement du plan de Mashako avec a) une appropriation de haut niveau et b) des interventions hautement prioritaires et r&eacute;alisables. Le <a href="https://www.afro.who.int/fr/news/la-republique-democratique-du-congo-lance-un-plan-majeur-pour-la-vaccination" target="_blank">plan Mashako</a>&nbsp;&mdash; du nom d'un ancien ministre de la sant&eacute; &mdash; s&rsquo;est focalis&eacute; sur les neuf provinces comptant la moiti&eacute; des enfants n'ayant re&ccedil;u aucune dose</font>&nbsp;<em style="color:rgb(98, 98, 98)">(1)</em><font size="3"><span>. Un d&eacute;lai de 18 mois a &eacute;t&eacute; &eacute;tabli pour augmenter la couverture vaccinale de 15 points de pourcentage en augmentant la disponibilit&eacute; des vaccins et le nombre de s&eacute;ances de vaccination. Ce d&eacute;lai devait permettre de s'assurer que les r&eacute;sultats soient rapidement visibles et que les acteurs restent motiv&eacute;s pour continuer, ainsi que de mettre en &oelig;uvre les enseignements tir&eacute;s. Le plan de Mashako a maintenant &eacute;t&eacute; &eacute;tendu &agrave; toutes les provinces.</span><br /><br /><span>La d&eacute;claration sign&eacute;e par le pr&eacute;sident lors du forum de juillet 2019 comprenait un engagement &agrave; payer les vaccins traditionnels et &agrave; remplir les obligations de cofinancement. Une belle nouveaut&eacute;&nbsp;: les provinces se sont engag&eacute;es &agrave; inclure une ligne budg&eacute;taire annuelle &agrave; hauteur de 1 dollar US par enfant &agrave; vacciner pour couvrir les co&ucirc;ts op&eacute;rationnels. En signe d'engagement, le minist&egrave;re des finances a vers&eacute; 3 millions de dollar pour les vaccins dans la semaine qui a suivi. Le soutien a dur&eacute;&nbsp;: depuis lors, le gouvernement a investi 78 millions de dollar dans l'achat de vaccins, soit la totalit&eacute; du montant n&eacute;cessaire pour les quatre derni&egrave;res ann&eacute;es.</span></font></div>  <div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0;margin-right:0;text-align:center"> <a> <img src="http://www.healthfinancingafrica.org/uploads/8/0/8/8/8088846/published/hfa-blog-financement-vaccins-rdc-graph.png?1717172302" alt="Image" style="width:auto;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%"></div> </div></div>  <div class="paragraph" style="text-align:justify;"><br /><font size="3"><span style="color:rgb(98, 98, 98)">Les partenaires ont inclus l'engagement dans leurs accords de financement respectifs avec le gouvernement, le plus important &eacute;tant le Fonds mon&eacute;taire international (FMI) qui a inclus un objectif de d&eacute;penses pour les vaccins dans sa facilit&eacute; de cr&eacute;dit &eacute;largie qui s'&eacute;tend de la mi-2021 &agrave; la mi-2024. Le responsable national de Gavi a r&eacute;uni la Banque mondiale, le FMI et d'autres grands bailleurs de fonds au sein d'un groupe de coordination des partenaires, et a soutenu la coordination des objectifs et des cadres de responsabilit&eacute;. Au niveau du minist&egrave;re des finances, un vrai interface avec les secteurs sociaux a &eacute;t&eacute; mis en place. Le nouveau conseiller pour les secteurs sociaux a &eacute;t&eacute; charg&eacute;, entre autres, du suivi des paiements des vaccins. L&rsquo;attribution d&rsquo;une responsabilit&eacute; institutionnelle (par le biais des objectifs de d&eacute;penses du FMI) et d&rsquo;une responsabilit&eacute; individuelle (en chargeant le conseiller du secteur social au sein du Minist&egrave;re des Finances du suivi des paiements) a compl&egrave;tement chang&eacute; la situation de financement des vaccins et a &eacute;galement permis d&rsquo;inscrire un budget suffisant pour l&rsquo;achat de vaccins en 2021, 2022 et 2023. Ces performances n'auraient pas </span></font><span style="color:rgb(98, 98, 98)"><font size="3">&eacute;t&eacute;</font></span><font size="3"><span style="color:rgb(98, 98, 98)">&nbsp;&eacute;trang&egrave;res &agrave; l&rsquo;accession de Son Excellence Monsieur Nicolas Kazadi au poste de Ministre des Finances.</span><br /><br /><span style="color:rgb(98, 98, 98)">Sur le calendrier 2023, la RDC a &eacute;t&eacute; le premier pays de la r&eacute;gion &agrave; payer sa part de cofinancement, et le deuxi&egrave;me pays africain. L&rsquo;&eacute;poque o&ugrave; la RDC connaissait des retards notoires dans le paiement des vaccins semble r&eacute;volue.</span><br /><br /><span style="color:rgb(98, 98, 98)">D'autres facteurs d'accompagnement ont contribu&eacute; &agrave; transformer les engagements de haut niveau en actions. D&rsquo;une part, le pays a souscrit avec succ&egrave;s &agrave; l'Initiative pour l'ind&eacute;pendance vaccinale. Cette derni&egrave;re permet aux pays d'acc&eacute;der au pr&eacute;financement de l'UNICEF pour les vaccins et leur donne le temps de rembourser apr&egrave;s la livraison des vaccins. Cela permet non seulement de g&eacute;rer les p&eacute;nuries de liquidit&eacute;s et d'&eacute;viter les ruptures de stock de vaccins, mais aussi de respecter les r&egrave;gles de gestion des finances publiques en mati&egrave;re d'achats. Cela signifie que du c&ocirc;t&eacute; du Tr&eacute;sor, les vaccins peuvent &ecirc;tre pay&eacute;s apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; livr&eacute;s &mdash; un principe cl&eacute; des r&egrave;gles et r&egrave;glements de la gestion des finances publiques en RDC. D&rsquo;autre part, le R&eacute;seau des parlementaires congolais pour l'Appui &agrave; la Vaccination (REPACAV) a &eacute;t&eacute; r&eacute;activ&eacute; et impliqu&eacute; dans le suivi et la surveillance des engagements de haut niveau (y compris le suivi et l'approbation de la ligne budg&eacute;taire inscrite pour les vaccins dans le budget national).</span></font><br /><br /><strong><font color="#e85728" size="4">&#8203;<strong>Quelques le&ccedil;ons</strong></font></strong><br /><font size="3">&#8203;</font><br /><span style="color:rgb(98, 98, 98)"><font size="3">Selon nous, voici les le&ccedil;ons &eacute;mergeant de la r&eacute;ussite de la RDC:</font></span><ol><li><font size="3"><span style="color:rgb(98, 98, 98)"><strong>&Eacute;laborer un plan prioritaire et r&eacute;alisable dont les r&eacute;sultats seront disponibles dans un d&eacute;lai de moins de deux ans</strong>. Il faut toujours tenir compte de la r&egrave;gle SMART pour fixer les objectifs: sp&eacute;cifiques, mesurables, r&eacute;alisables, ax&eacute;s sur les r&eacute;sultats et limit&eacute;s dans le temps. Dans le cas de la RDC, il s'agissait &laquo;d'augmenter de 15 points de pourcentage la couverture vaccinale dans neuf provinces dans un d&eacute;lai de 18 mois&raquo; et, pour le financement, de &laquo;payer int&eacute;gralement les vaccins traditionnels et le cofinancement des vaccins chaque ann&eacute;e et inscrire 1 dollar par enfant &agrave; vacciner dans les budgets provinciaux&raquo;.</span></font></li><li><font size="3"><strong>Aligner les accords et le travail des partenaires sur l'engagement du gouvernement.&nbsp;</strong>Ainsi, le gouvernement a adh&eacute;r&eacute; &agrave; l'initiative pour l'ind&eacute;pendance vaccinale et <a href="https://www.imf.org/en/Publications/CR/Issues/2023/07/05/Democratic-Republic-of-the-Congo-Fourth-Review-Under-the-Extended-Credit-Facility-Request-535737" target="_blank">le&nbsp;FMI a introduit des objectifs de d&eacute;penses sp&eacute;cifiques pour les vaccins</a>&nbsp;dans sa facilit&eacute; de cr&eacute;dit &eacute;largie.</font></li><li><font size="3"><strong>Trouver et d&eacute;signer la bonne personne de contact pour le suivi au sein du gouvernement</strong><span>. Dans le cas de la RDC, le conseiller des secteurs sociaux du minist&egrave;re des Finances, a &eacute;t&eacute; charg&eacute; de veiller &agrave; ce que les vaccins soient pay&eacute;s &agrave; temps et dans leur int&eacute;gralit&eacute;.</span></font></li><li><font size="3"><strong>Mettre en place une large coalition pour suivre les r&eacute;alisations et en parler</strong>. Le r&eacute;seau des parlementaires pour la vaccination a &eacute;t&eacute; utile pour&nbsp;<a href="https://ouragan.cd/2023/04/repacav-le-plan-de-suivi-des-engagements-de-financement-du-pev-elabore" target="_blank">sensibiliser leurs circonscriptions</a>&nbsp;&agrave; l'engagement du gouvernement et a &eacute;galement soutenu le suivi de la ligne budg&eacute;taire nationale et de l'ex&eacute;cution du budget pour les vaccins. Plusieurs partenaires ont publi&eacute; des communiqu&eacute;s de presse sur le plan&nbsp;<span>de</span><span>&nbsp;Mashako, ce qui a &eacute;galement permis de sensibiliser la communaut&eacute; internationale &agrave; la strat&eacute;gie ambitieuse du gouvernement de la RDC.</span></font></li><li><font size="3"><strong>Au bout de deux ans, faites le point sur les r&eacute;sultats obtenus et red&eacute;finissez la strat&eacute;gie. C&eacute;l&eacute;brer les succ&egrave;s aussi haut et fort que possible et s'attaquer aux d&eacute;fis restants</strong><span>. Le forum national sur la vaccination et l'&eacute;radication de la polio se tient tous les deux ans &agrave; Kinshasa, et le pr&eacute;sident a pr&eacute;sid&eacute; chacun d'entre eux. Les partenaires ont commenc&eacute; &agrave; collaborer&nbsp;</span><a href="https://africacdc.org/news-item/africa-cdc-renews-its-commitment-to-reduce-vaccine-preventable-diseases-and-outbreaks-in-africa/" target="_blank">avec le gouvernement</a><span>&nbsp;et le FMI pour institutionnaliser les r&eacute;alisations en mati&egrave;re de financement des vaccins.</span></font></li></ol> <span style="color:rgb(98, 98, 98)"><font size="3">Nous avons bon espoir que ce nouvel &eacute;lan durera. La RDC doit investir 600 000 USD suppl&eacute;mentaires chaque ann&eacute;e rien que pour vacciner les enfants suppl&eacute;mentaires en raison de la croissance d&eacute;mographique. D'ici 2030, le gouvernement devra investir 20 millions de dollar pour vacciner tous les enfants de moins d'un an. Cet objectif peut &ecirc;tre atteint si l'engagement de haut niveau actuel est maintenu et institutionnalis&eacute; au niveau de la gestion des finances publiques.</font></span><br /><br /><em style="color:rgb(98, 98, 98)">(1)&nbsp;Le champ d'application a depuis &eacute;t&eacute; &eacute;largi pour inclure les 26 provinces.</em></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Du FBR vers l’AMU : un cheminement pas évident !]]></title><link><![CDATA[http://www.healthfinancingafrica.org/home/du-fbr-vers-lamu-un-cheminement-pas-evident]]></link><comments><![CDATA[http://www.healthfinancingafrica.org/home/du-fbr-vers-lamu-un-cheminement-pas-evident#comments]]></comments><pubDate>Fri, 04 Nov 2022 14:52:47 GMT</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">http://www.healthfinancingafrica.org/home/du-fbr-vers-lamu-un-cheminement-pas-evident</guid><description><![CDATA[Matthieu Antony&nbsp;et Fahdi Dkhimi&nbsp;Face au d&eacute;fi de l&rsquo;institutionnalisation des exp&eacute;riences FBR, la tentation peut &ecirc;tre grande de s&rsquo;appuyer sur les syst&egrave;mes de paiement mis en place pour d&eacute;velopper des initiatives plus complexes d&rsquo;assurance maladie. Si des similitudes fonctionnelles semblent pousser dans cette direction, nous souhaitons, dans le cadre de ce blog, montrer que le chemin entre FBR et Assurance Maladie n&rsquo;est pas si dire [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<div class="paragraph"><a href="https://www.linkedin.com/in/matthieu-antony/"><em><font size="3">Matthieu Antony</font></em></a><font size="3"><em>&nbsp;<strong>et Fahdi Dkhimi</strong></em></font>&nbsp;<br /><br /><strong><font size="4">Face au d&eacute;fi de l&rsquo;institutionnalisation des exp&eacute;riences FBR, la tentation peut &ecirc;tre grande de s&rsquo;appuyer sur les syst&egrave;mes de paiement mis en place pour d&eacute;velopper des initiatives plus complexes d&rsquo;assurance maladie. Si des similitudes fonctionnelles semblent pousser dans cette direction, nous souhaitons, dans le cadre de ce blog, montrer que le chemin entre FBR et Assurance Maladie n&rsquo;est pas si direct.</font></strong></div>  <div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0;margin-right:0;text-align:center"> <a> <img src="http://www.healthfinancingafrica.org/uploads/8/0/8/8/8088846/cus-tuyauterie-argent-information-bis_orig.jpg" alt="Image" style="width:auto;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%"></div> </div></div>  <div class="paragraph"><font size="4" style="color:rgb(98, 98, 98)"><strong>Introduction</strong></font><br /><br /><font size="4">En 2017, sur ce blog&nbsp;<a href="http://www.healthfinancingafrica.org/home/en-marche-vers-lassurance-maladie-nationale-lechelonnement-par-composant">Health Financing in Africa</a>, Erik Josephson notait la faible progression des syst&egrave;mes d&rsquo;assurance maladie dans les pays &agrave; faibles revenus, notamment en termes de taux de couverture. Pour faire face aux d&eacute;fis techniques que repr&eacute;sente la mise en place de tels dispositifs, Erik partageait une voie alternative de d&eacute;veloppement de ces assurances-maladies nationales inspir&eacute;e par le cadre d&rsquo;analyse fonctionnelle du financement de Joe Kutzin : une approche s&eacute;quenc&eacute;e &agrave; partir des grandes fonctions du financement de la sant&eacute;. Erik sugg&eacute;rait de consid&eacute;rer comme point de d&eacute;part, la fonction d&rsquo;achat et notamment les acquis des programmes de Financement Bas&eacute; sur les R&eacute;sultats (FBR). Cinq ans apr&egrave;s, qu&rsquo;en est-il de cette intuition&nbsp;?<br /><br /><strong><font color="#24678d">Constat&nbsp;: la question centrale de l&rsquo;institutionnalisation du FBR</font></strong><br /><br />En mati&egrave;re de financement de la sant&eacute;, un des ingr&eacute;dients qui a port&eacute; ses fruits dans de nombreux pays pour am&eacute;liorer l&rsquo;offre de soins consiste &agrave; faire &eacute;voluer la fa&ccedil;on dont sont r&eacute;mun&eacute;r&eacute;s les prestataires de soins afin de lier progressivement leur r&eacute;mun&eacute;ration &agrave; leur performance et la couverture des besoins en sant&eacute; de la population. Au cours de la derni&egrave;re d&eacute;cennie, cette diversification progressive des modes de paiement des prestataires de soins a &eacute;t&eacute; appliqu&eacute;e en Afrique Subsaharienne en utilisant plusieurs approches dont la plus r&eacute;pandue est celle du FBR.&nbsp;<br /><br />Au sortir de cette d&eacute;cennie de &laquo;&nbsp;projets pilotes FBR&nbsp;&raquo;&nbsp;<a href="https://www.cochrane.org/CD007899/EPOC_paying-performance-improve-delivery-healthcare-services-low-and-middle-income-countries">plusieurs &eacute;tudes</a>&nbsp;montrent dans l&rsquo;ensemble des effets mitig&eacute;s sur le syst&egrave;me de sant&eacute;. En d&rsquo;autres termes, malgr&eacute; les moyens cons&eacute;quents qui ont &eacute;t&eacute; mobilis&eacute;s, le FBR n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; la r&eacute;volution promise et de nombreux acteurs posent la question du futur de cette approche et de sa mue progressive, notamment avec l&rsquo;objectif de s&eacute;curiser la part de positif des exp&eacute;riences d&eacute;velopp&eacute;es. Cette question est souvent d&eacute;battue sous le th&egrave;me de l&rsquo;institutionnalisation du FBR.&nbsp;</font><br /><br /><font size="4"><font style="color:rgb(98, 98, 98)">Une fa&ccedil;on d&rsquo;appr&eacute;hender cet enjeu consiste &agrave; r&eacute;fl&eacute;chir sur l&rsquo;institutionnalisation de la structure FBR, de l&rsquo;organisation qui a &eacute;t&eacute; mise en place - souvent sur fonds ext&eacute;rieurs &ndash; et dont le personnel a acquis des comp&eacute;tences dans le domaine de l&rsquo;achat de services de sant&eacute; dont il serait dommage de ne pas profiter. Pouss&eacute;e par la dynamique autour de la Couverture Sanitaire Universelle (CSU), cette r&eacute;flexion est concomitante &agrave; la volont&eacute; de nombreux gouvernements d&rsquo;actualiser leur strat&eacute;gie de financement de la sant&eacute; et de d&eacute;velopper leurs m&eacute;canismes de couverture du risque maladie. Tr&egrave;s souvent, ces m&eacute;canismes doivent se traduire en bout de cha&icirc;ne par la mise en place d&rsquo;un syst&egrave;me d&rsquo;assurance maladie contributif &agrave; adh&eacute;sion obligatoire.<br />&nbsp;<br />Dans des pays ayant retenu l&rsquo;option de l&rsquo;assurance maladie pour aller vers la CSU, nous nous retrouvons donc face &agrave; l&rsquo;option ouverte par Erik.</font></font><br /><br /><font color="#24678d" size="4"><strong>Du FBR vers l&rsquo;Assurance Maladie&nbsp;: une simple histoire de plomberie&nbsp;?</strong></font><br /><br /><font size="4"><font style="color:rgb(98, 98, 98)">Sur le papier, le FBR et les syst&egrave;mes d&rsquo;assurance maladie contributifs partagent des caract&eacute;ristiques communes en mati&egrave;re de financement des prestations de soins. De mani&egrave;re tr&egrave;s synth&eacute;tique, nous pouvons dire qu&rsquo;il s&rsquo;agit de syst&egrave;mes permettant de canaliser des flux financiers aux niveaux de formations sanitaires conventionn&eacute;es et b&eacute;n&eacute;ficiant d&rsquo;une autonomie de gestion pour un ensemble de services de sant&eacute; effectivement rendus &agrave; la population. Ces deux syst&egrave;mes se traduisent par la mise en place d&rsquo;un organisme payeur sp&eacute;cifique (caisse d&rsquo;assurance, Agence d'Achat de la Performance, etc.) assurant ainsi une relative s&eacute;paration des fonctions.&nbsp; &nbsp;</font><br /><br /><font style="color:rgb(98, 98, 98)">La proposition d&rsquo;Erik est donc tentante. Pourrait-on faire un peu de &laquo;&nbsp;plomberie&nbsp;&raquo; (pour reprendre une&nbsp;<a href="http://www.healthfinancingafrica.org/home/la-couverture-sanitaire-universelle-ce-sera-loeuvre-durbanistes-pas-darchitectes">m&eacute;taphore &laquo;&nbsp;m&eacute;tier&nbsp;&raquo;</a>&nbsp;souvent usit&eacute;e en mati&egrave;re de financement de la sant&eacute; et adapter les m&eacute;canismes d&rsquo;achat du FBR au b&eacute;n&eacute;fice de l&rsquo;AMU&nbsp;?</font><br /><br /><font style="color:rgb(98, 98, 98)">La question serait alors de voir si les m&eacute;canismes du FBR&nbsp;reliant une agence d&rsquo;achat &agrave; des formations sanitaires sont ad&eacute;quats&nbsp;(canalisations suffisamment larges et robustes, compteur appropri&eacute;, etc.) pour supporter et suivre l&rsquo;importance des flux financiers et des flux de donn&eacute;es g&eacute;n&eacute;r&eacute;s par l&rsquo;AMU. En d&rsquo;autres termes, cela reviendrait &agrave; identifier les &eacute;l&eacute;ments du r&eacute;seau FBR que l&rsquo;on pourrait garder en l&rsquo;&eacute;tat et ceux qu&rsquo;il faudrait renforcer voire remplacer (en faisant l&rsquo;hypoth&egrave;se que les &laquo;&nbsp;sections de tuyauterie&nbsp;&raquo; et m&eacute;canismes &agrave; remplacer seront mineures).</font></font><br /><br /><font color="#24678d" size="4"><strong>FBP et Assurance Maladie&nbsp;: des r&eacute;seaux diff&eacute;rents</strong></font><br /><br /><font size="4"><font style="color:rgb(98, 98, 98)">Notre observation dans les pays est que dans les faits, le FBR (tel qu&rsquo;il existe aujourd&rsquo;hui) et l&rsquo;AMU reposent sur deux logiques distinctes qui limitent les possibilit&eacute;s de synergies entre les deux syst&egrave;mes.</font><br /><br /><font style="color:rgb(98, 98, 98)">D&rsquo;un c&ocirc;t&eacute;, nous avons un m&eacute;canisme de financement de l&rsquo;offre de soins (pr&eacute;ventif et curatif) bas&eacute; sur des donn&eacute;es agr&eacute;g&eacute;es (ex. nombre d&rsquo;accouchements pour un mois donn&eacute;) avec des paiements unitaires non connect&eacute;s au co&ucirc;t (moyen) de production des services de sant&eacute;. Un tel m&eacute;canisme ne n&eacute;cessite pas d&rsquo;investissement massif dans la gestion de l&rsquo;information au niveau du prestataire, m&ecirc;me si cela implique une charge de travail en termes de rapportage (comptage des services prest&eacute;s). Autre &eacute;l&eacute;ment important&nbsp;: les prestataires inclus par les projets FBR sont souvent des &eacute;tablissements publics (ou confessionnels) qui ont&nbsp;l&rsquo;habitude de soumettre des informations agr&eacute;g&eacute;es sur leurs activit&eacute;s, et n&rsquo;opposent donc pas de r&eacute;sistance &agrave; ce type de rapportage.<br /><br />De l&rsquo;autre c&ocirc;t&eacute;, nous trouvons un syst&egrave;me de financement de la demande de soins impliquant un champ, un volume et surtout un niveau de granularit&eacute; de l&rsquo;information nettement plus important. Tout d&rsquo;abord, le paquet de soins que couvre l&rsquo;assurance-maladie, s&rsquo;il est exclusivement curatif, est g&eacute;n&eacute;ralement nettement plus h&eacute;t&eacute;rog&egrave;ne que ce sur quoi se focalise le FBR. Ensuite, la logique actuarielle qui sous-tend la gestion assurantielle (une logique le plus souvent de remboursement &agrave; l&rsquo;acte) implique qu&rsquo;une feuille de soins soit &eacute;tablie pour chaque contact prestataire/patient afin de proc&eacute;der au paiement des prestations, que ce soit aupr&egrave;s de prestataires publics ou priv&eacute;s. Cette feuille de soins n&eacute;cessite un dossier m&eacute;dical dont les donn&eacute;es sont indispensables pour g&eacute;rer les risques de fraude, obtenir les informations n&eacute;cessaires sur le co&ucirc;t de production des services, et &eacute;tablir les besoins budg&eacute;taires de l&rsquo;assurance-maladie.<br /><br />Cette diff&eacute;rence quant &agrave; la nature des donn&eacute;es qui doivent &ecirc;tre trait&eacute;es est fondamentale puisqu&rsquo;elle va conditionner une grande partie des m&eacute;canismes d&rsquo;achat&nbsp;; du syst&egrave;me de contractualisation au syst&egrave;me de suivi-&eacute;valuation en passant par les m&eacute;canismes de v&eacute;rification et de gestion des demandes de paiement. Ainsi, en fixant les modalit&eacute;s d&rsquo;acc&egrave;s aux soins et de remboursement, la vision du r&eacute;gime de financement souhait&eacute; &agrave; long terme peut fortement limiter les possibilit&eacute;s de transition du FBR vers l&rsquo;AMU. L&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t croissant des pays et des bailleurs pour le logiciel openIMIS illustre d&rsquo;une certaine fa&ccedil;on les limites des outils FBR actuels pour g&eacute;rer les m&eacute;canismes assurantiels plus complexes envisag&eacute;s. &nbsp;&nbsp;</font><br /><br /><font color="#24678d"><strong>Quel(s) r&ocirc;le(s) pour le plombier&nbsp;?</strong></font></font><br /><br /><font size="4" style="color:rgb(98, 98, 98)">Si l&rsquo;on reprend la m&eacute;taphore du plombier, nous pouvons envisager la transition du FBR vers l&rsquo;AMU en trois temps.<br />Tout d&rsquo;abord concernant l&rsquo;organisation g&eacute;n&eacute;rale du r&eacute;seau, le FBR aura pos&eacute; quelques principes de base (s&eacute;paration des fonctions, autonomie de gestion, redevabilit&eacute;&hellip;) et promu certaines capacit&eacute;s au niveau des acteurs impliqu&eacute;s dans son fonctionnement (planification, gestion financi&egrave;re, qualit&eacute; des soins, valorisation de la donn&eacute;e de routine et digitalisation). Capacit&eacute;s qu&rsquo;il conviendra de renforcer.<br /><br />Ensuite, il s&rsquo;agira de proc&eacute;der &agrave; un redimensionnement de la tuyauterie pour pouvoir adapter et g&eacute;rer au mieux le d&eacute;bit des flux financiers. Ici, trois chantiers semblent toujours pertinents quel que soit le degr&eacute; de maturit&eacute; des programmes FBR pour progresser vers l&rsquo;AMU. Ces chantiers sont relatifs &agrave; l&rsquo;introduction (ou la consolidation) d&rsquo;une composante de tiers-payant&nbsp;:</font><ol style="color:rgb(98, 98, 98)"><li><font size="4">Affiner le panier de soins. Il s&rsquo;agira de bien d&eacute;finir le p&eacute;rim&egrave;tre des prestations achet&eacute;es dans le cadre du FBR. L&rsquo;id&eacute;e n&rsquo;est plus de&nbsp;fixer des bar&egrave;mes suffisamment incitatifs pour orienter l&rsquo;effort des prestataires vers des interventions prioritaires, mais de payer des prestations &agrave; un cout moyen afin de garantir la fourniture d&rsquo;un service dont le contenu a &eacute;t&eacute; clairement pr&eacute;cis&eacute;.</font></li><li><font size="4">Appliquer une politique tarifaire prenant en compte (i) le co&ucirc;t de production des prestations cibl&eacute;es et (ii) la structure de financement de ces co&ucirc;ts. Ces tarifs pourront par la suite &ecirc;tre repris par l&rsquo;assurance-maladie dans la mesure o&ugrave; un remboursement forfaitaire est envisageable.&nbsp;</font></li><li><font size="4">Innover dans les modalit&eacute;s de contr&ocirc;le de la qualit&eacute; des soins.</font></li></ol><br /><font size="4"><font style="color:rgb(98, 98, 98)">Enfin, il conviendra d&rsquo;aborder la complexification du r&eacute;seau avec l&rsquo;affiliation des b&eacute;n&eacute;ficiaires de l&rsquo;AMU et le passage &agrave; une gestion de donn&eacute;es individualis&eacute;es. Ce passage va s&rsquo;accompagner de changements profonds avec la tr&egrave;s probable n&eacute;cessit&eacute; de remplacer le Syst&egrave;me d&rsquo;Information et de Gestion et de revoir les mesures de contr&ocirc;le et de v&eacute;rification mis en place dans le cadre du FBR. En effet, &agrave; partir du moment o&ugrave; le remboursement des soins est li&eacute; &agrave; un assur&eacute; clairement identifi&eacute; par le syst&egrave;me (ex&nbsp;: &agrave; travers un num&eacute;ro d&rsquo;affiliation) les modalit&eacute;s de &laquo;&nbsp;v&eacute;rification quantitative&nbsp;&raquo; sur site &agrave; partir des registres n&rsquo;a plus lieu d&rsquo;&ecirc;tre. Ces modalit&eacute;s devront &ecirc;tre remplac&eacute;es par des proc&eacute;dures plus approfondies (et moins syst&eacute;matiques) de contr&ocirc;le de la qualit&eacute; des prestations (rationalit&eacute; de prescription, etc.). Modalit&eacute;s qui pourront &ecirc;tre anticip&eacute;es dans le cadre du FBR.</font></font><br /><br /><font size="4"><font style="color:rgb(98, 98, 98)">Du moment qu&rsquo;une grande partie du r&eacute;seau doit &ecirc;tre remplac&eacute;e, reste &agrave; savoir ce qu&rsquo;il convient de faire avec les sections obsol&egrave;tes qui r&eacute;pondent &agrave; une autre logique que celle de tiers payant. C&rsquo;est s&ucirc;rement l&agrave; que&nbsp;<a href="http://www.healthfinancingafrica.org/home/la-couverture-sanitaire-universelle-ce-sera-loeuvre-durbanistes-pas-darchitectes">l&rsquo;urbaniste</a>&nbsp;prend le relais avec, non pas la volont&eacute; de fusionner deux r&eacute;gimes, mais celle de les adapter, les organiser et les g&eacute;rer de mani&egrave;re coh&eacute;rente pour un financement harmonieux des services de sant&eacute;. La question subsidiaire qui se posera alors sera de savoir comment faire &eacute;voluer le volet &laquo;&nbsp;bar&egrave;mes incitatifs&nbsp;&raquo; du FBP pour qu&rsquo;il soit compl&eacute;mentaire &agrave; l&rsquo;AMU.</font><br /><br /><font color="#24678d"><strong>Conclusion</strong></font><br /><br /><font style="color:rgb(98, 98, 98)">Reste une question plus fondamentale&nbsp;: au regard du degr&eacute; de complexit&eacute; qu&rsquo;apporte la mise en place d&rsquo;un syst&egrave;me d&rsquo;assurance-maladie contributif (par rapport &agrave; la faiblesse des syst&egrave;mes de sant&eacute;) et des r&eacute;percutions techniques d&rsquo;un tel syst&egrave;me sur les modalit&eacute;s d&rsquo;achat d&eacute;velopp&eacute;es &agrave; travers les programmes FBR, on peut s&rsquo;interroger face au choix de nombreux pays pauvres de prendre la voie particuli&egrave;rement difficile des mod&egrave;les contributifs. Est-ce vraiment l&rsquo;option la plus pertinente pour l&rsquo;objectif de la CSU&nbsp;? On&nbsp;<a href="https://apps.who.int/iris/rest/bitstreams/1150106/retrieve">sait aujourd&rsquo;hui</a>&nbsp;que si l&rsquo;adh&eacute;sion est volontaire, cette option d&eacute;vie de l&rsquo;objectif de la CSU. Cela est sans doute un autre d&eacute;bat, d&eacute;passant les simples plombiers et &agrave; avoir avec les autorit&eacute;s politiques nationales&hellip;&nbsp;</font></font><br /><br /><br /><font size="3" style="color:rgb(98, 98, 98)">Note:&nbsp;<em>(1)&nbsp;Etant entendu qu&rsquo;il n&rsquo;existe pas d&rsquo;amalgame entre la CSU et la CMU&nbsp;; la premi&egrave;re &eacute;tant l&rsquo;objectif et la seconde le moyen de l&rsquo;atteindre.</em></font><br />&#8203;</div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[The Health Financing Progress Matrix: assessing countries health financing systems to accelerate progress towards UHC goals]]></title><link><![CDATA[http://www.healthfinancingafrica.org/home/the-health-financing-progress-matrix-assessing-countries-health-financing-systems-to-accelerate-progress-towards-uhc-goals]]></link><comments><![CDATA[http://www.healthfinancingafrica.org/home/the-health-financing-progress-matrix-assessing-countries-health-financing-systems-to-accelerate-progress-towards-uhc-goals#comments]]></comments><pubDate>Fri, 08 Jul 2022 15:08:43 GMT</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">http://www.healthfinancingafrica.org/home/the-health-financing-progress-matrix-assessing-countries-health-financing-systems-to-accelerate-progress-towards-uhc-goals</guid><description><![CDATA[Dr. Lizah Nyawira&nbsp;As countries implement health financing reforms to advance towards universal health coverage (UHC) goals, it becomes increasingly useful to track their health financing progress. This was highlighted by a recent workshop convened by the World Health Organization on the Health Financing Progress Matrix (HFPM) in Victoria Falls, Zimbabwe in June 2022. In this blog, we summarize several key messages from the workshop.         An &ldquo;instrument&rdquo; to guide systematic th [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<div class="paragraph"><font size="3"><a href="https://www.linkedin.com/in/lizah-nyawira/" target="_blank"><strong><em>Dr. Lizah Nyawira</em></strong>&nbsp;</a></font><br /><br /><font size="4"><strong>As countries implement health financing reforms to advance towards universal health coverage (UHC) goals, it becomes increasingly useful to track their health financing progress. This was highlighted by a recent workshop convened by the World Health Organization on the Health Financing Progress Matrix (HFPM) in Victoria Falls, Zimbabwe in June 2022. In this blog, we summarize several key messages from the workshop.</strong></font></div>  <div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0;margin-right:0;text-align:center"> <a> <img src="http://www.healthfinancingafrica.org/uploads/8/0/8/8/8088846/group-photo-vic-falls-workshop-2_orig.jpg" alt="Photo" style="width:auto;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%"></div> </div></div>  <div class="paragraph"><font color="#3a96b8"><strong><font size="4">An &ldquo;instrument&rdquo; to guide systematic thinking in health financing</font></strong></font><br /><br /><font size="4">The <a href="https://www.who.int/teams/health-systems-governance-and-financing/health-financing/diagnostics/health-financing-progress-matrix" target="_blank">HFPM</a> is an approach that assists countries not only in tracking their health financing progress but also provides specific guidance on what they need to do, to make further improvements in health financing to achieve their health system goals. While the HFPM is relatively new, it builds on robust evidence and normative work developed through years. Rather than just being an operational tool, HFPM is more of an instrument which synthesizes systematic thinking in health financing. First, it doesn&rsquo;t focus only on labels or just descriptive information about inputs, but assesses the health financing landscape in terms of functions and their impact on performance. Secondly, it transforms existing knowledge to guide critical thinking on <em>what matters</em> in health financing for UHC, through the desirable attributes. These are effectively a set of benchmarks which describe an ideal situation associated with progress towards UHC goals. While there&rsquo;s no blueprints on <em>how to do it</em>, there&rsquo;s evidence on <em>what works,</em> embedded in the nineteen desirable attributes principles. Thirdly, it informs policies through a causal relationship based on a theory of change. While the HFPM is a qualitative assessment, it builds extensively on quantitative indicators. For example, in the National Health Account we can track and observe changes in health expenditure indicators. However, on their own, indicators cannot explain why these changes happen.</font><br /><font size="3">&nbsp;</font><br /><font size="4">Playing an instrument should be relatively simple, all you need to do is: &ldquo;</font><em><font size="4">touch the right key at the right time and the instrument will play itself</font></em><font size="4">&rdquo;. Contextualized to the HFPM, what you need to do is: a) identify priority health financing policy issues in your country and b) the right timing to conduct the assessment so that it feeds into health financing policy processes. However, this applies when thinking in terms of the bigger picture. Health systems are complex and what emerged from the training workshop is that different but interconnected elements linked to </font><em><font size="4">strategic and implementation issues</font></em><font size="4"> need to be carefully considered when conducting a HFPM in countries.</font><br /><br /><font size="4"><strong><font color="#3a96b8">Strategic issues</font></strong><br /><br />During the workshop, three key strategic issues stood out.<br /><br /><strong>1. Development of capacity to carry out the HFPM</strong><br />&#8203;The need to develop capacity across the continent, not only for the HFPM but also health financing in general, was emphasized by participants. Countries are at varying levels in terms of health financing capacity, hence it would be useful for each country to first consider mapping out their capacity needs and then take the necessary steps in closing in on the existing health financing capacity gaps. One way of ensuring that capacity development is sustainable is through incorporation of the HFPM into existing health financing modules offered by curriculums of various training institutions. Support from different actors in capacity building was seen to be necessary especially in the initial stages before institutionalization of the HFPM within countries occurs.<br /><br /><em>&ldquo;We need to develop our local capacities in conducting the HFPM assessment. I would be personally interested in getting a deep dive and develop my capacities in conducting a HFPM and also interested in other trainings that WHO offers in health financing.&rdquo;&nbsp;</em>Health Economist, MoH Botswana.<br /><br /><strong>2. Institutionalization of HFPM is key</strong><br />It is critical for countries to not only understand why the HFPM is important to them but also to take up ownership of it. The participants highlighted the need to make sure that governments are driving the process. Another critical issue highlighted was the need to enhance momentum in the uptake of the HFPM particularly by linking and feeding HFPM assessments into to policy cycles (e.g., a new Health Financing strategy; review of an existing Health Financing strategy; Monitoring &amp; Evaluation framework). A quote below by one of the workshop participants highlights a practical example of how the HFPM can be strategically plugged into a policy cycle. The role of advocacy groups to create the HFPM&rsquo;s demand as well as increase pressure on governments for its&rsquo; uptake was also viewed as important.<br /><br /><em>&ldquo;Eswatini is now in the process of finalizing the NHA reporting and is planning to develop a health financing strategy in 2022 supported by the World Bank. A HFPM assessment would be helpful in informing the strategy and since we already have a Technical Working Group which can oversee the process we could benefit of training our local staff. &ldquo;</em>Planning Officer, MoH Eswatini<br /><br /><strong>3. There is potentially a big research agenda around the HFPM</strong><br />A systematic literature review was conducted during the development and design of the HFPM to ensure that it is evidence-based. However, scope for additional research was highlighted in the workshop. Potential evidence needs include strengthening the evidence base for causal links between the nineteen health financing desirable attributes and health financing goals, refining the attributes, and exploring the interdependencies across the attributes. It was also felt that cross-country synthesis of the findings from countries that have already employed the HFPM would be quite valuable. There is a need to enhance research uptake and countries need to consider how to develop a research agenda that can support HF policies in countries. The role of academia in this then becomes very important.<br /><br /><strong><font color="#3a96b8">Implementation issues</font></strong><br /><br />The workshop deep-dived into the practical steps taken to carry out the assessment including the <strong>roles of various actors </strong>in its implementation. Different actors can be engaged in the implementation of HFPM. For example, academia could be useful in driving the research agenda while the ministries of health would take ownership of the HFPM and push for uptake of the findings into policies. It would be important for the political class to understand the HFPM for legislative purposes, particularly where findings may indicate the need for more resources.<br /><br /><strong>1. Shared Experiences show that HFPM implementation is a systematic process</strong><br />During the workshop, we got to learn from a few countries that had applied the HFPM such as <a href="http://www.healthfinancingafrica.org/home/towards-universal-health-coverage-in-sierra-leone-an-assessment-using-the-health-financing-progress-matrix" target="_blank">Sierra Leone</a>, Georgia, Uganda and <a href="https://p4h.world/en/news/ethiopia-first-country-pilot-latest-version-whos-health-financing-progress-matrix-hfpm" target="_blank">Ethiopia</a>. Sharing of country experiences brought out the fact that the HFPM implementation is a <strong>systematic process. </strong>This means that the process is replicable across countries which increases the validity of the findings. We also learned that it was relatively easy and quick to use from the shared experiences. The workshop participants derived great value from the shared experiences and proposed the need to develop a community of practice to enhance cross-learning among countries which would in turn increase motivation in application of the HFPM.<br /><br />&ldquo;<em>Having a community of practice where we can learn from other countries experiences would be a great incentive for us to join and be active on it</em>&rdquo;, Health Economist, MoH Malawi.<br /><br /><strong>2. Implementing the HFPM is an inclusive process which enhances country ownership</strong><br />Additionally, implementing the HFPM is an inclusive process that seeks to involve stakeholders across various arenas within the health sector. This enhances co-development and co-production and therefore eventual ownership of the findings.<br /><br /><strong>3. External review process enhances the validity of the findings</strong><br />Finally, the external peer review process, in addition to an internal one, stood out in enhancing the validity of the findings from the HFPM. An external review process can be undertaken by individuals from within or without the country provided they were not part of the core team conducting the assessments. This minimizes possible bias. A practical example of how an external review process was conducted in Mauritius was shared with the team which enabled the participants to appreciate the intricacies of such a process.<br /><br /><font color="#3a96b8"><strong>Future developments</strong></font><br /><br />A few thoughts stood out with regards to the technical, strategic and implementation points of discussion of the HFPM. First, the endless debate among the participants on the choice of the word tool, instrument or approach. While some of the participants felt that these descriptions could be used interchangeably, a consensus was finally reached upon that the HFPM was simply not just another tool.<br /><br />Bringing together a diverse group of participants from across the continent with differing areas of expertise helped the participants reflect on the potential role of each actor in terms of taking forward the HFPM. Some of the key things that were emphasized included the importance of political buy in as well as critical thinking into fitting the HFPM within country processes.<br />&#8203;<br />By the end of the workshop, the role of each different actor and how they could plug in, in taking forward the HFPM was quite clear. Being in academia myself, what stood out was that academia is a key resource for country teams to guide research processes around the HFPM such as strengthening the evidence base for true causal links between the health financing desirable attributes and health financing goals, refining the attributes, exploring the interdependencies across the attributes and finally dissemination of HFPM findings.</font><br /><br /></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Réduire la fragmentation du financement de la santé: nécessité de nouvelles approches de la part des acteurs?]]></title><link><![CDATA[http://www.healthfinancingafrica.org/home/reduire-la-fragmentation-du-financement-de-la-sante-necessite-de-nouvelles-approches-de-la-part-des-acteurs]]></link><comments><![CDATA[http://www.healthfinancingafrica.org/home/reduire-la-fragmentation-du-financement-de-la-sante-necessite-de-nouvelles-approches-de-la-part-des-acteurs#comments]]></comments><pubDate>Mon, 04 Apr 2022 17:51:40 GMT</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">http://www.healthfinancingafrica.org/home/reduire-la-fragmentation-du-financement-de-la-sante-necessite-de-nouvelles-approches-de-la-part-des-acteurs</guid><description><![CDATA[Serge Mayaka  Dans de nombreux pays, le financement de la sant&eacute; est marqu&eacute; par une combinaison d&eacute;sarticul&eacute;e de m&eacute;canismes de financement de la sant&eacute;. Un changement de cap s&rsquo;impose: les acteurs engag&eacute;s dans le programme de la Couverture Sanitaire Universelle (CSU) doivent acqu&eacute;rir de nouvelles capacit&eacute;s techniques pour&nbsp;coordonner de mani&egrave;re effective ce paysage fragment&eacute;. Dans ce blog, j&rsquo;explore des pist [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<h2 class="wsite-content-title"><a href="https://www.thecollectivity.org/en/users/58" target="_blank"><em><font size="3">Serge Mayaka</font></em></a></h2>  <div class="paragraph"><font color="#2a2a2a"><strong><font size="4">Dans de nombreux pays, le financement de la sant&eacute; est marqu&eacute; par une combinaison d&eacute;sarticul&eacute;e de m&eacute;canismes de financement de la sant&eacute;. Un changement de cap s&rsquo;impose: les acteurs engag&eacute;s dans le programme de la Couverture Sanitaire Universelle (CSU) doivent acqu&eacute;rir de nouvelles capacit&eacute;s techniques pour&nbsp;coordonner de mani&egrave;re effective ce paysage fragment&eacute;. Dans ce blog, j&rsquo;explore des pistes, y compris le r&ocirc;le que le r&eacute;seau P4H, facilitateur du dialogue multisectoriel, peut jouer &agrave; cet &eacute;gard.</font></strong></font><br /></div>  <div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:20px;padding-bottom:20px;margin-left:0px;margin-right:0px;text-align:center"> <a href='http://www.healthfinancingafrica.org/uploads/8/0/8/8/8088846/abidjan-2_orig.jpg' rel='lightbox' onclick='if (!lightboxLoaded) return false'> <img src="http://www.healthfinancingafrica.org/uploads/8/0/8/8/8088846/abidjan-2_orig.jpg" alt="Photo" style="width:auto;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%">Atelier de partage de connaissances sur l&rsquo;utilisation du Financement Bas&eacute; sur la Performance pour la CSU (Abidjan, 10-11 f&eacute;vrier 2022)</div> </div></div>  <div class="paragraph"><font size="4" color="#5040ae"><strong>La fragmentation du financement de la sant&eacute;&nbsp;: un probl&egrave;me fondamental pour la CSU</strong></font><br /><br /><font size="3">En tant que consultant en financement de la sant&eacute;, je constate qu&rsquo;il n&rsquo;est pas rare que, dans un m&ecirc;me pays, diff&eacute;rents dispositifs de financement soient mis en &oelig;uvre pour am&eacute;liorer l&rsquo;acc&egrave;s financier aux soins de sant&eacute; (financement budg&eacute;taire, mutuelles de sant&eacute;, assurance obligatoire, gratuit&eacute; des soins pour un groupe-cible, fonds d&rsquo;&eacute;quit&eacute; pour les plus pauvres, financement bas&eacute; sur la performance, etc&hellip;). Mais cette combinaison de m&eacute;canismes est rarement r&eacute;fl&eacute;chie comme un tout: elle est, le plus souvent, l&rsquo;accumulation historique des d&eacute;cisions non coordonn&eacute;es.</font><br /><br /><font size="3">Une telle juxtaposition est potentiellement une source d&rsquo;inefficience, mais aussi d&rsquo;iniquit&eacute;, car certains groupes peuvent, au d&eacute;triment des autres, disposer de plusieurs couvertures contre le risque financier qui les avantagent dans l&rsquo;acc&egrave;s aux ressources publiques. Le probl&egrave;me n&rsquo;est pas neuf. En 2014, </font><strong><a href="http://www.healthfinancingafrica.org/home/financement-de-la-sante-en-afrique-francophone-1-lecheveau-de-des-regimes-comme-point-de-depart-pour-la-couverture-sanitaire-universelle" target="_blank"><font size="3">une &eacute;tude</font></a></strong><font size="3"> &ndash; &agrave; laquelle j&rsquo;avais particip&eacute; &ndash; avait dress&eacute; la cartographie des m&eacute;canismes de financement dans 12 pays d&rsquo;Afrique francophone, et avait mis en lumi&egrave;re la probl&eacute;matique de syst&egrave;mes de financement de la sant&eacute; tr&egrave;s fragment&eacute;s, marqu&eacute;s par leur manque d&rsquo;articulation et par leur forte d&eacute;pendance &agrave; l&rsquo;aide ext&eacute;rieure, mettant en p&eacute;ril leur efficience, leur &eacute;quit&eacute;, et leur p&eacute;rennit&eacute;. Nous avions conclu qu&rsquo;il est peu probable de construire la CSU sur un telle combinaison d&eacute;sarticul&eacute;e des m&eacute;canismes de financement de la sant&eacute;; bien plus, cela pourrait constituer une vraie entrave &agrave; l&rsquo;am&eacute;lioration des syst&egrave;mes de financement de la sant&eacute; et &agrave; la protection sociale en sant&eacute;.</font><br /><br /><font size="3">Ainsi, progresser vers la CSU consiste bien plus &agrave; apporter coh&eacute;rence et efficience dans la combinaison de ces m&eacute;canismes d&eacute;j&agrave; en place en les r&eacute;articulant ou en les fusionnant. Pour reprendre la </font><strong><a href="http://www.healthfinancingafrica.org/home/la-couverture-sanitaire-universelle-ce-sera-loeuvre-durbanistes-pas-darchitectes" target="_blank"><font size="3">formule imag&eacute;e</font></a></strong><font size="3"> de Bruno Meessen, &laquo;construire la CSU est un travail d&rsquo;urbaniste, pas d&rsquo;architecte&raquo;.&nbsp;Dans les bureaux des minist&egrave;res, dans les agences, dans le secteur de la recherche, il nous faut changer d&rsquo;&eacute;tat d&rsquo;esprit: plut&ocirc;t que de nous focaliser sur la conception, la mise en place et la performance d&rsquo;un dispositif particulier, nous devons nous concentrer sur la construction de l&rsquo;ensemble.</font><br /><br /><font size="4" color="#5040ae"><strong>Les personnes focales pays P4H : positionnement et atouts</strong></font><br /><br /><font size="3">Depuis plus d&rsquo;une dizaine d&rsquo;ann&eacute;es, le r&eacute;seau P4H, pour lequel je travaille depuis quelques mois, &oelig;uvre &agrave; la cr&eacute;ation ou &agrave; l&rsquo;utilisation dans diff&eacute;rents pays, d&rsquo;espaces de collaboration, de dialogue entre les institutions et les acteurs impliqu&eacute;s dans le domaine du financement des syst&egrave;mes de sant&eacute; et de la protection sociale en sant&eacute;. </font><a href="https://p4h.world/fr/content/pourquoi-p4h" target="_blank"><font size="3">Le r&eacute;seau P4H</font></a><font size="3"> apporte son expertise et son soutien au renforcement des politiques de protection sociale en sant&eacute; / de financement de la sant&eacute; des pays pour qu&rsquo;elles soient mieux habilit&eacute;es &agrave; progresser vers la CSU.</font><br /><br /><font size="3">Pour atteindre ses objectifs, l&rsquo;une des bonnes pratiques de l&rsquo;appui de P4H est l&rsquo;appui &agrave; la mise en place des personnes focales (17 dans le monde &agrave; ce jour), dans les pays avec un mandat sp&eacute;cifique et une l&eacute;gitimit&eacute; technique et institutionnelle, ainsi que leur int&eacute;gration dans les espaces d&rsquo;&eacute;changes techniques entre les diff&eacute;rentes parties prenantes nationales, les repr&eacute;sentations des diff&eacute;rents secteurs, ou encore les organisations appuyant le syst&egrave;me de financement de la sant&eacute; / la protection sociale en sant&eacute;. Tout permet (i) l'int&eacute;gration des dialogues politiques et techniques dans le pays avec un engagement fort de la personne focale pays P4H en tant que courtier / facilitateur neutre, (ii) l'alignement des parties prenantes engag&eacute;es dans les syst&egrave;mes de financement de la sant&eacute; et la protection sociale en sant&eacute;.</font><br /><br /><font size="3">Une fois en poste dans &lsquo;son&rsquo; pays, la personne focale P4H devra constamment veiller &agrave; ce que les acteurs potentiels du changement valorisent le travail collaboratif, marient leurs perspectives diff&eacute;rentes avec plus de synergie; &eacute;tablissent des liens et &eacute;changent r&eacute;guli&egrave;rement sur la collaboration pour l&rsquo;am&eacute;lioration des syst&egrave;mes de financement de la sant&eacute;, la protection sociale en sant&eacute;, les finances publiques pour la sant&eacute; et d&rsquo;autres domaines d&rsquo;intervention connexes.</font><br /><br /><font size="3">Toutefois, la conduite de ce travail collaboratif requiert d&rsquo;identifier des &eacute;tapes interm&eacute;diaires, comme le partage d&rsquo;information de mani&egrave;re r&eacute;guli&egrave;re et syst&eacute;matique entres les parties prenantes concern&eacute;es dans le pays (par-exemple &agrave; travers des outils de cogestion: calendrier partag&eacute;, biblioth&egrave;que virtuelle commune, atelier de partage d&rsquo;exp&eacute;riences, etc.). Tout cela est de l&rsquo;ordre du possible dans le cadre du mandat du r&eacute;seau P4H qui &oelig;uvre d&rsquo;abord &agrave; l&rsquo;identification des lacunes en mati&egrave;re d&rsquo;information entre ses membres et les autres partenaires nationaux ou internationaux, et qui ensuite agit comme courtier pour s&rsquo;assurer que des communications r&eacute;guli&egrave;res ont lieu entre eux.</font><br /><br /><font size="3">Cette d&eacute;marche est importante car certains acteurs, parfois promoteurs d&rsquo;un dispositif de financement particulier, peuvent &ecirc;tre amen&eacute;s &agrave; influencer les d&eacute;bats par la force de leurs moyens, ou &agrave; donner &agrave; une perspective particuli&egrave;re, l&rsquo;apparence d&rsquo;une solution g&eacute;n&eacute;rale et unique. Ils vont confronter leurs hypoth&egrave;ses rivales et les &eacute;l&eacute;ments de preuve &agrave; leur disposition, plut&ocirc;t que d'accepter leur coexistence. Par contre, avec plus de communication et de n&eacute;gociation, mais aussi une hybridation des propositions qui prennent en compte diff&eacute;rentes perspectives, un environnement plus propice et une meilleure coh&eacute;rence du syst&egrave;me peuvent &ecirc;tre obtenus.</font><br /><br /><strong><font color="#5040ae" size="3">L&rsquo;atelier sur le Financement Bas&eacute; sur la Performance (FBP) de C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire de F&eacute;vrier 2022: une occasion de construire des ponts entre les acteurs</font></strong><br /><br /><font size="3">Une opportunit&eacute; s&rsquo;est pr&eacute;sent&eacute;e r&eacute;cemment en C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire. En collaboration avec le M&eacute;canisme de Financement Mondial (GFF), la Banque Mondiale, l&rsquo;OMS et avec le support du Joint Learning Network (JLN), le r&eacute;seau P4H a appuy&eacute; le d&eacute;roulement d&rsquo;un atelier de partage de connaissances sur l&rsquo;utilisation du FBP pour la CSU.</font><br /><br /><font size="3">Cet atelier, qui s&rsquo;est d&eacute;roul&eacute; &agrave; Abidjan, a r&eacute;uni 64 participants, conseillers techniques, directeurs ou charg&eacute;s d&rsquo;&eacute;tudes provenant de la Primature, des Minist&egrave;res du Plan et d&eacute;veloppement, du Budget, de l&rsquo;&Eacute;conomie et des Finances, de la Sant&eacute; et de l&rsquo;Hygi&egrave;ne publique - Couverture Maladie Universelle (CMU), de l&rsquo;Emploi et de la Protection sociale; mais aussi des partenaires techniques et financiers, des Agences de Contr&ocirc;le et de V&eacute;rification et l&rsquo;Agence de Contre-V&eacute;rification Externe ind&eacute;pendante du programme FBP, de l&rsquo;Unit&eacute; de Coordination du Projet Sant&eacute; de la Banque Mondiale (BM), etc.</font><br /><br /><font size="3">Ce partage de connaissances a aid&eacute; les praticiens du financement de la sant&eacute; en C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire &agrave; prendre connaissance d&rsquo;exp&eacute;riences diverses susceptibles d&rsquo;informer une possible reconfiguration du FBP pour que cette approche puisse mieux s&rsquo;int&eacute;grer dans les objectifs plus larges que sont la CSU et le renforcement du syst&egrave;me de sant&eacute; et du secteur public en g&eacute;n&eacute;ral. Signalons qu&rsquo;en C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire, diff&eacute;rentes r&eacute;formes en sant&eacute; sont mises en &oelig;uvre de fa&ccedil;on parall&egrave;le. Il y a, par exemple, un chevauchement entre les diff&eacute;rents champs de la gratuit&eacute; des soins de sant&eacute;, le p&eacute;rim&egrave;tre de la CMU et les indicateurs faisant l&rsquo;objet d&rsquo;achat du FBP et tout cela, malgr&eacute; la pr&eacute;sence depuis 2019 d&rsquo;une Plateforme Nationale de Coordination du Financement de la Sant&eacute;, cadre de concertation entre les organes de gestion de ces r&eacute;formes. L&rsquo;atelier a de nouveau d&eacute;montr&eacute; tout l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t, la pertinence et l&rsquo;opportunit&eacute; du r&eacute;seau P4H.</font><br /><br /><font size="3">L&rsquo;</font><strong><em><font size="3">int&eacute;r&ecirc;t</font></em></strong><font size="3">, parce que le r&eacute;seau a pu apporter des ressources notamment techniques &agrave; l&rsquo;&eacute;v&eacute;nement et son identit&eacute; de &laquo;facilitateur neutre&raquo; sur les questions de financement. La </font><strong><em><font size="3">pertinence</font></em></strong> <font size="3">r&eacute;sulte du positionnement de P4H, qui appui notamment la collaboration OMS-BM, qui est essentielle dans leur agenda commun pour la CSU. Pour ce qui est de l</font><font size="4">&rsquo;</font><em><strong><font size="3">opportunit&eacute;</font></strong></em><font size="3">, en tant que personne focale pays P4H, je suis &agrave; la fois reconnu pour mes comp&eacute;tences sur les questions devant &ecirc;tre d&eacute;battues et pour mon r&ocirc;le de facilitateur, ce qui est important et utile pour ne pas &ecirc;tre per&ccedil;u comme partial et pour la r&eacute;ussite d&rsquo;un tel &eacute;v&eacute;nement. </font>&Agrave;<font size="3"> ce propos, j&rsquo;ai particip&eacute; aux r&eacute;unions pr&eacute;paratoires, &agrave; l&rsquo;&eacute;laboration des termes de r&eacute;f&eacute;rence et de l&rsquo;agenda de l&rsquo;atelier, mais aussi assur&eacute; des pr&eacute;sentations et coordonn&eacute; quelques-uns des travaux de groupe.<br /><br /><font size="4" color="#5040ae"><strong>Pistes pour le futur</strong></font><br /><br />La C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire, comme beaucoup d&rsquo;autres pays d&rsquo;Afrique Francophone, s&rsquo;est lanc&eacute;e dans l&rsquo;ambitieux programme de la CSU. Mais un tel programme ne se construira jamais &agrave; partir d&rsquo;une page blanche, mais plut&ocirc;t dans un environnement marqu&eacute; par la mise en &oelig;uvre de divers dispositifs de financement de la sant&eacute;; et donc l&rsquo;un des grands d&eacute;fis consistera &agrave; y apporter de la coh&eacute;rence. Cette probl&eacute;matique constitue un enjeu cl&eacute; du syst&egrave;me de financement de la sant&eacute;.<br /><br />La r&eacute;ussite de la CSU nous oblige de ce fait &agrave; un changement de cap et &agrave; penser autrement le syst&egrave;me de financement de la sant&eacute;. Les mots-cl&eacute;s devant guider notre nouvel &eacute;tat d&rsquo;esprit sont convergence, harmonisation, dialogue et anticipation. Il nous faut comprendre comment mobiliser les nombreuses parties prenantes sans n&eacute;gliger la diversit&eacute; de leurs logiques d&rsquo;intervention (gratuit&eacute;, FBP, mutuelles, etc.); mais aussi tenir compte des donn&eacute;es probantes, de la diversit&eacute; des &eacute;coles, des positions de principe ou des syst&egrave;mes de croyances ou de valeurs. Ce changement de cap concerne &eacute;galement les agences d&rsquo;aide au d&eacute;veloppement qui sont appel&eacute;es &agrave; plus de synergie dans leurs pratiques et qui doivent revoir leurs strat&eacute;gies de financement et d&rsquo;allocations de ressources souvent trop cibl&eacute;es et verticalis&eacute;es.<br /><br />Le &laquo;focus sur l&rsquo;ensemble&raquo;, au lieu de dispositifs particuliers, est depuis plus de 20 ans,&nbsp;&agrave; l&rsquo;agenda de l&rsquo;OMS qui l&rsquo;a m&ecirc;me repris dans sa r&eacute;cente <a href="https://www.who.int/fr/publications-detail/9789240017801" target="_blank">matrice des progr&egrave;s des syst&egrave;mes de financement de la sant&eacute;</a>. Cette matrice pr&eacute;voit d&rsquo;ailleurs dans sa premi&egrave;re &eacute;tape que tout analyste d&eacute;termine l&rsquo;&eacute;tendue de la fragmentation au sein du syst&egrave;me de financement de sant&eacute;, en dressant une vue compl&egrave;te des principaux dispositifs de financement dans le pays.<br /><br />On peut esp&eacute;rer que cette approche syst&eacute;mique inspirera aussi la communaut&eacute; de l&lsquo;&eacute;valuation. En se focalisant sur un dispositif particulier, les &eacute;valuations rigoureuses ont parfois nourri l&rsquo;illusion que la solution d&eacute;finitive allait provenir d&rsquo;un dispositif unique. Elles ont parfois aussi pr&ecirc;t&eacute; trop peu d&rsquo;attention aux interactions entre ce dispositif de financement et les autres dispositifs de financement existants (ou encore l&rsquo;interd&eacute;pendance des politiques de financement avec les autres &laquo;blocs&raquo; du syst&egrave;me de sant&eacute;).<br /><br />Le &laquo;focus sur l&rsquo;ensemble&raquo; invite &agrave; plus de r&eacute;flexions sur ces questions d&rsquo;articulation et de compl&eacute;mentarit&eacute; des m&eacute;canismes de financement de la sant&eacute; et sur la mani&egrave;re dont cet agencement doit &ecirc;tre g&eacute;r&eacute; de fa&ccedil;on dynamique mais aussi selon une d&eacute;marche collaborative mettant l'accent sur l&rsquo;efficience et le leadership des &Eacute;tats.<br /><br />Cet &eacute;tat d&rsquo;esprit suppose enfin un renforcement des capacit&eacute;s des experts et des autres teneurs d&rsquo;enjeux pour mieux guider leurs choix strat&eacute;giques sur les besoins futurs et les fonctionnalit&eacute;s qu&rsquo;il faudra assurer dans la progression vers la CSU; mais aussi pour les aider &agrave; mieux amorcer cette transition vers une expertise plus vaste et englobante.<br /><br />En effet, en mati&egrave;re de financement de la sant&eacute;, aujourd&rsquo;hui, le tout est inf&eacute;rieur &agrave; la somme des parties. Il est temps de changer cette situation &ndash; et cela ne sera possible qu&rsquo;en abandonnant l&rsquo;approche &laquo;dispositif par dispositif&raquo; qui a pr&eacute;valu ces deux derni&egrave;res d&eacute;cennies.</font></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Towards Universal Health Coverage in Sierra Leone – An assessment using the Health Financing Progress Matrix]]></title><link><![CDATA[http://www.healthfinancingafrica.org/home/towards-universal-health-coverage-in-sierra-leone-an-assessment-using-the-health-financing-progress-matrix]]></link><comments><![CDATA[http://www.healthfinancingafrica.org/home/towards-universal-health-coverage-in-sierra-leone-an-assessment-using-the-health-financing-progress-matrix#comments]]></comments><pubDate>Fri, 01 Apr 2022 10:34:50 GMT</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">http://www.healthfinancingafrica.org/home/towards-universal-health-coverage-in-sierra-leone-an-assessment-using-the-health-financing-progress-matrix</guid><description><![CDATA[Dr Michael M Amara, Dr Abdul Jibril N&rsquo;Jai and Noemi Schramm NdaoSierra Leone is the first country globally to publish its Health Financing Progress Matrix report. Compiled by a group of in-country health financing experts, the assessment shows that Sierra Leone&rsquo;s two areas with the biggest need for improvement are pooling and purchasing. Both can be addressed with ongoing reform efforts focusing on establishing a social health insurance scheme with the main objectives to improve equi [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<div class="paragraph" style="text-align:justify;"><font color="#2a2a2a"><em><strong><a href="https://www.thecollectivity.org/en/users/695?search%5Bq%5D=amara" target="_blank">Dr </a><a target="_blank">Michael M Amara</a>, <a href="https://www.thecollectivity.org/en/users/11065" target="_blank">Dr Abdul Jibril N&rsquo;Jai</a> and <a href="https://www.thecollectivity.org/en/users/518" target="_blank">Noemi Schramm Ndao</a></strong></em></font><br /><br /><font color="#2a2a2a"><font size="4"><strong>Sierra Leone is the first country globally to publish its <a href="https://portal.mohs.gov.sl/download/33/publications/1652/sierra-leone-health-financing-progress-matrix-report_web.pdf" target="_blank">Health Financing Progress Matrix report</a>. Compiled by a group of in-country health financing experts, the assessment shows that Sierra Leone&rsquo;s two areas with the biggest need for improvement are pooling and purchasing. Both can be addressed with ongoing reform efforts focusing on establishing a social health insurance scheme with the main objectives to improve equity and efficiency, while rationalizing and better implementing the Free Health Care scheme currently in place. A series of recent reforms in public financial management seem to pay off &ndash; Sierra Leone scored best in that area, while work remains to be done on benefits design, health policy, revenue raising and public health functions.</strong></font></font></div>  <div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:20px;padding-bottom:30px;margin-left:0px;margin-right:0px;text-align:center"> <a href='http://www.healthfinancingafrica.org/uploads/8/0/8/8/8088846/vp-at-uhc-day_orig.jpeg' rel='lightbox' onclick='if (!lightboxLoaded) return false'> <img src="http://www.healthfinancingafrica.org/uploads/8/0/8/8/8088846/vp-at-uhc-day_orig.jpeg" alt="Photo" style="width:auto;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%">Vice President of Sierra Leone, Dr Mohamed Juldeh Jalloh, at the joint commemoration of the UHC day 2021 and joint launching of the new Health Financing Strategy</div> </div></div>  <div class="paragraph"><font color="#2a2a2a"><font size="3">Sierra Leone has a history of different health financing interventions &ndash; in 2010, <a href="https://doi.org/10.1002/hpm.2484" target="_blank">fees were removed</a> for children under five, pregnant and lactating women, in 2011 a <a href="https://link.springer.com/article/10.1186/s12992-018-0417-y" target="_blank">Performance-Based-Financing scheme</a> was introduced nationwide that lasted for five years before being discontinued, a voucher scheme for family planning services was run by a private organization, a social health insurance scheme has been under discussions and gone through various stages of development since 2007. The government has increased effort towards fulfilling the Abuja declaration that the country should spend 15% of their government&rsquo;s budget on health, and indeed &ndash; government health expenditures have increased from 6% to 10.1% between 2018 and 2021. However, the majority of that increase was spent on filling staffing gaps caused by a recruitment ban lasting several years and increasing salaries that were devalued for years due to inflation. Those investments need to be followed now by commensurate progress in achieving universal health coverage, with a focus on improving financial protection, equity, and service coverage&hellip;for the entire population&hellip;or is that obvious?<br /><br />At the same time, there was a growing (meaning &ndash; from 2 to 5) group of health economists and health financing enthusiasts working within government and their partners. This group of experts work on slightly separate yet linked health financing areas &ndash; either leading efforts to review and establish a social health insurance scheme, or advising senior government officials on how to make progress towards UHC, or institutionalizing health accounts and health financing situation analysis, while some were working on public financial management reforms and improvements. This group of health economists participated in the <a href="https://bit.ly/webinar_210128" target="_blank">webinar hosted by WHO on the Health Financing Progress Matrix</a> &ndash; and decided afterwards to get to work and do the analysis in Sierra Leone, as this new tool could help to map the health financing landscape and analyze the impact these schemes and reforms are having on health financing functions.<br /><br />The team led by the Principal Health Economist of the MoHS met weekly for over two months and went through the tool. In between, tasks were assigned for further research or data analysis necessary to answer the questions and rank the country correctly. With the questionnaire filled, the report writing then focused on policy advice. For this, the guidance note of the tool was studied for each area, and recommendations were contextualized for Sierra Leone. The final report was shared with the health financing experts at the WHO country office and WHO Geneva for further review.<br /><br />We were all curious to see how we as a country were doing and nervously calculated our own scorecard&hellip; and <em>voil&agrave;</em> - Sierra Leone achieved its best score in the Public Financial Management section &ndash; 13 out of 20 potential points, on par even with the richer and more developed Ghana. This is backed by recent reforms in recent years; the Ministry of Finance has made strives to improve the process and budget credibility, through hiring and deploying budget officers to ministries. The budget officer in the MoHS has not only brought increased attention to the budgeting process but also regularly updates the senior leadership on budget execution, including bottlenecks. In parallel, the Ministry of Finance regularly (monthly) publishes execution and budget information on their website, increasing transparency and accountability options (see for yourself: <a href="https://mof.gov.sl/" target="_blank">https://mof.gov.sl/</a>). However, there are still areas for possible improvements such as to better support service providers to keep and manage their own revenues. In addition, the flow of funds doesn&rsquo;t necessarily align with priorities &ndash; primary health care was a stated priority in the Medium-Term National Development Plan 2019-2023, but more than half of government funds go towards secondary and tertiary care where high salary earners are concentrated.<br /><br />The most work we still must do is improving purchasing and provider payment (10 out of 24 points) and pooling (8 out of 20 points). Provider payments currently do not follow an incentive structure to enhance quality of service delivery, nor is there any performance aspect. Having the right payment and pooling scheme in place, especially around supply chain / cost of drugs, would increase affordability of health. Currently, 68% of out-of-pocket expenditures is spent on drugs, and 90% of the nation&rsquo;s supply chain is donor funded with limited to no coordination and pooling at all.<br /><br />One proposed intervention that addresses both areas concurrently is for the government to establish a UHC agency as a purchaser and oversight agency for a social health insurance scheme.&nbsp; The recently launched Health Financing Strategy proposes the establishment of a UHC fund with different funding sources to fund this work. That agency has to rationalize and clearly define how to pool funds and re-distribute these funds to improve financial protection including the free health care, health insurance and other schemes, focusing on primary health care initially.<br /><br />On the other areas, we scored medium: <em>Health Financing policy, process, and governance</em> 55%, <em>Benefits and conditions of access</em> 55%, <em>Revenue raising</em> 45%, and <em>Public Health Functions and programmes</em> 44%. The HFPM shows there is still room for improvement. As often the case, our needs are bigger than our resources &ndash; so in addition to raising several earmarked taxes for health, we are also still looking for the <a href="https://www.youtube.com/shorts/btoXiIGs6Xo" target="_blank">magical money gun</a> to pay for health&hellip; any pointers of readers are very welcome.<br /><br />SO &ndash; while we did propose 48 recommendations in total, we are aware that in the end, making progress towards UHC is a process that is unique to every country and there is no single magic solution. It is indeed a work in progress, but we are optimistic to have a more solid foundation now than ten years ago &ndash; plus an ever-growing circle of health financing enthusiasts and reforms coming up in the country, with plans for health economics courses being established at the University of Sierra Leone. Watch this space!</font></font></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Les risques des régimes dérogatoires de gestion des fonds publics en Afrique : le cas de la lutte contre le Covid-19]]></title><link><![CDATA[http://www.healthfinancingafrica.org/home/les-risques-des-regimes-derogatoires-de-gestion-des-fonds-publics-en-afrique-le-cas-de-la-lutte-contre-le-covid-19]]></link><comments><![CDATA[http://www.healthfinancingafrica.org/home/les-risques-des-regimes-derogatoires-de-gestion-des-fonds-publics-en-afrique-le-cas-de-la-lutte-contre-le-covid-19#comments]]></comments><pubDate>Sat, 27 Nov 2021 11:27:30 GMT</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">http://www.healthfinancingafrica.org/home/les-risques-des-regimes-derogatoires-de-gestion-des-fonds-publics-en-afrique-le-cas-de-la-lutte-contre-le-covid-19</guid><description><![CDATA[Fouss&eacute;nou Sissoko&nbsp;Pour r&eacute;pondre &agrave; la crise sanitaire li&eacute;e au Covid-19, la majorit&eacute; de gouvernements africains ont mis en place des r&eacute;gimes de passation de march&eacute;s d&rsquo;urgence. Mais ces solutions ne vont pas sans risques. Dans ce billet de blog, nous &eacute;voquons quelques-uns des cas de fraude document&eacute;s et sugg&eacute;rons une activit&eacute; pour la future communaut&eacute; de pratique qui se penchera sur la corruption en sant& [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<div class="paragraph"><strong><em><font size="3"><a href="https://www.thecollectivity.org/en/users/441" target="_blank">Fouss&eacute;nou Sissoko</a></font></em></strong><br />&nbsp;<br /><strong><font size="4">Pour r&eacute;pondre &agrave; la crise sanitaire li&eacute;e au Covid-19, la majorit&eacute; de gouvernements africains ont mis en place des r&eacute;gimes de passation de march&eacute;s d&rsquo;urgence. Mais ces solutions ne vont pas sans risques. Dans ce billet de blog, nous &eacute;voquons quelques-uns des cas de fraude document&eacute;s et sugg&eacute;rons une activit&eacute; pour la future communaut&eacute; de pratique qui se penchera sur la corruption en sant&eacute;.</font></strong></div>  <div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0;margin-right:0;text-align:center"> <a> <img src="http://www.healthfinancingafrica.org/uploads/8/0/8/8/8088846/cus-fraude-covid-5_orig.jpg" alt="Photo" style="width:auto;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%"></div> </div></div>  <div class="paragraph"><font size="3">Pour r&eacute;pondre &agrave; la crise d&rsquo;urgence de sant&eacute; publique n&eacute;e de la pand&eacute;mie &agrave; Covid-19, de nombreux gouvernements africains ont &eacute;t&eacute; contraints de modifier temporairement leurs propres r&egrave;gles de passation de march&eacute;s publics pour l&rsquo;achat de travaux, de biens et services. Ils se sont inscrits dans la logique de passation de&nbsp; march&eacute;s publics&nbsp; d&rsquo;urgence&nbsp; ou&nbsp; r&eacute;gime&nbsp; de&nbsp; droit&nbsp; d&eacute;rogatoire (voir le <a href="https://www.cabri-sbo.org/uploads/files/Documents/Il-aura-fallu-une-pand%C3%A9mie-all%C3%A8gement-de-la-dette-en-r%C3%A9ponse-%C3%A0-la-COVID-19.pdf" target="_blank">moniteur mis en place par CABRI</a>). Le revers de cette option est que, pour certains gouvernements dont la gestion des fonds Covid-19 a &eacute;t&eacute; audit&eacute;e, de nombreuses fautes de gestion, des irr&eacute;gularit&eacute;s financi&egrave;res et des infractions &agrave; la loi et aux r&egrave;gles de la concurrence ont &eacute;t&eacute; constat&eacute;es.&nbsp; C&rsquo;est le cas notamment au Cameroun, au Mali et au Maroc.<br /><br /><strong>Cadre r&egrave;glementaire des r&eacute;gimes de droit d&eacute;rogatoire au Cameroun, Mali et Maroc</strong><br /><br />Le Cameroun, le Mali et le Maroc appliquent chacun un r&eacute;gime de droit d&eacute;rogatoire comme m&eacute;canisme d&rsquo;ajustement apport&eacute; &agrave; l&rsquo;achat des services et produits de sant&eacute; anti-Covid-19, un r&eacute;gime encadr&eacute; par des circulaires ou des d&eacute;crets.<br /><br />Au Cameroun, les march&eacute;s pass&eacute;s dans le cadre du plan national de riposte au Covid-19 sont soumis &agrave; un r&eacute;gime de droit d&eacute;rogatoire qui autorise les contrats sp&eacute;ciaux et les exon&eacute;rations de taxes sur les achats d&rsquo;&eacute;quipements pour faire face &agrave; la pand&eacute;mie du Covid-19. Ce r&eacute;gime a &eacute;t&eacute; fix&eacute; par une <a href="https://www.macmap.org/OfflineDocument/Covid19/COVID_CMR_1.pdf" target="_blank">correspondance</a> du ministre secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral &agrave; la pr&eacute;sidence de la R&eacute;publique adress&eacute;e le 7 avril 2020 au ministre de la sant&eacute; publique.&nbsp;Le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique autorise &laquo; la passation des march&eacute;s sp&eacute;ciaux en vue de l&rsquo;acquisition des &eacute;quipements, des consommables et la r&eacute;alisation des prestations&nbsp;&raquo;.<br />&nbsp;<br />Au Mali, le&nbsp; <a href="https://www.droit-afrique.com/uploads/Mali-Decret-2020-276-marches-public-prevention-coronavirus.pdf" target="_blank">D&eacute;cret&nbsp; N&deg;2020-0276/P-RM</a> du 16 juin 2020 fixe les r&eacute;gimes de march&eacute;s publics relatifs aux mesures de pr&eacute;vention et de riposte contre la&nbsp; maladie &agrave; Covid-19. Au chapitre 2 de ce d&eacute;cret, article 5.1, il est &eacute;crit : &laquo; les march&eacute;s du pr&eacute;sent d&eacute;cret ne sont pas soumis au contr&ocirc;le a priori de la Direction g&eacute;n&eacute;rale des march&eacute;s publics et des d&eacute;l&eacute;gations de services publics </font><span style="color:rgb(98, 98, 98)"><font size="4">&raquo;</font></span><font size="3">.<br /><br />Le gouvernement marocain quant &agrave; lui a assoupli les proc&eacute;dures de passation de march&eacute;s publics pour permettre la mise en &oelig;uvre de consultations urgentes dans des d&eacute;lais compatibles avec les contraintes d&eacute;coulant de la situation d'&eacute;tat d'urgence sanitaire &agrave; travers les circulaires du 31 mars et du 2 avril 2020 du minist&egrave;re des finances.<strong>.</strong> La Circulaire du 2 avril 2020 pr&eacute;voit que &laquo; pendant toute la dur&eacute;e de l'Etat d'Urgence Sanitaire, les titulaires de march&eacute;s pass&eacute;s avec l'Etat ou les collectivit&eacute;s territoriales n'auront pas l'obligation de produire des factures sign&eacute;es par voie &eacute;lectronique &raquo;.<br /><br /><strong>La porte ouverte aux abus</strong></font><br /><br /><span style="color:rgb(98, 98, 98)"><font size="3">Diff&eacute;rents rapports d&rsquo;audit et rapports parlementaires des mois de mai et juillet 2021 ont&nbsp;relev&eacute;</font>&nbsp;l</span><font size="3">es effets&nbsp; pervers&nbsp; de&nbsp; ces r&eacute;gimes&nbsp; d&eacute;rogatoires : nombreuses&nbsp; infractions &agrave; la loi et aux r&egrave;gles de passation de march&eacute;s et des&nbsp; march&eacute;s&nbsp; gagn&eacute;s par&nbsp; des&nbsp; entreprises non homologu&eacute;es&nbsp; par&nbsp; l&rsquo;Etat et sans expertise.&nbsp; Au<a href="https://medias24.com/2021/07/15/marches-publics-anti-covid-une-mission-parlementaire-tres-critique-pour-le-ministere-de-la-sante/" target="_blank"> Maroc</a>, les medias ont rapport</font><span style="color:rgb(98, 98, 98)"><font size="3">&eacute;</font></span><font size="3"> le rapport critique de la mission parlementaire sur la question.&nbsp;Au&nbsp; <a href="https://africinter.com/gestion-du-projet-dintervention-durgence-covid-19-au-mali-plus-d1-milliard-de-francs-cfa-injustifies-reveles-par-le-bvgal" target="_blank">Mali</a>, c'est Le&nbsp; Bureau&nbsp; du&nbsp; V&eacute;rificateur G&eacute;n&eacute;ral qui a relev&eacute; des irr&eacute;gularit&eacute;s financi&egrave;res dans&nbsp; la&nbsp; passation&nbsp; des&nbsp; march&eacute;s Covid-19. Et au <a href="https://covid19.cm/covidgate-au-cameroun-lintegralite-du-01er-rapport-daudit-de-la-chambre-de-comptes-revelant-des-scandales-financiers-en-milliards-de-f-cfa-et-de-nombreuses-fautes-de-gestion/" target="_blank">Cameroun</a>, c'est la Chambre des Comptes de la Cour Supr</font><font size="4">&ecirc;</font><font size="3">me qui a mis en&nbsp; &eacute;vidence de nombreuses&nbsp; fautes de gestion commises par des cadres du minist&egrave;re de la sant&eacute;, ainsi que des irr&eacute;gularit&eacute;s&nbsp; dans&nbsp; les&nbsp; proc&eacute;dures de passation de march&eacute;.<br /><br />Pour&nbsp; r&eacute;duire les infractions lors des passations de&nbsp; march&eacute;&nbsp; et pour faire face aux all&eacute;gations de corruption des achats et de la&nbsp; fourniture de services de soins Covid-19, les minist&egrave;res des finances dans un certain nombre de pays ont apport&eacute; des correctifs, par le renforcement de la transparence et de la redevabilit&eacute;. C&rsquo;est le cas au S&eacute;n&eacute;gal, o&ugrave;&nbsp;les pouvoirs adjudicateurs&nbsp; sont&nbsp; invit&eacute;s sous&nbsp; la&nbsp; surveillance des Gestionnaires des Finances&nbsp; Publiques et le contr&ocirc;le de l&rsquo;Agence de R&eacute;gulation des March&eacute;s &agrave; rendre compte des actions et des processus de passation des march&eacute;s. Sch&eacute;mas identique en <a href="https://www.cabri-sbo.org/uploads/files/Documents/C19-MONITOR-1_Vaccine-background-paper_ENGLISH_D4.pdf" target="_blank">Afrique du Sud</a>, qui a instaur&eacute; le&nbsp; suivi r&eacute;gulier et la surveillance des d&eacute;penses et la production des rapports de d&eacute;penses. Ce m&eacute;canisme de suivi est &eacute;largi aux&nbsp; achats publics des vaccins Covid-19 &agrave; travers le minist&egrave;re de la sant&eacute; qui assure le suivi des d&eacute;penses, le contr&ocirc;le, et&nbsp; qui veille&nbsp; enfin &agrave; l&rsquo;am&eacute;lioration du&nbsp; rapport qualit&eacute;-prix.</font><br /><br /><strong><font size="3">Des pistes d'action</font></strong><br /><br /><font size="3">La <a href="https://www.who.int/news-room/events/detail/2021/11/15/default-calendar/5th-meeting-of-the-montreux-collaborative" target="_blank">cinqui</a></font><span style="color:rgb(98, 98, 98)"><font size="3"><a href="https://www.who.int/news-room/events/detail/2021/11/15/default-calendar/5th-meeting-of-the-montreux-collaborative" target="_blank">&egrave;</a></font></span><font size="3"><a href="https://www.who.int/news-room/events/detail/2021/11/15/default-calendar/5th-meeting-of-the-montreux-collaborative" target="_blank">me conf&eacute;rence du collaboratif de Montreux</a> nous a rappel</font><span style="color:rgb(98, 98, 98)"><font size="3">&eacute;</font></span><font size="3">&nbsp;que la gestion des finances publiques est un enjeu qui doit &ecirc;tre bien plus sur le radar des experts de sant&eacute; publique. Dans </font><a href="http://www.healthfinancingafrica.org/home/progresser-vers-la-csu-a-lere-de-la-covid-19-en-afrique-francophone-quels-enjeux-majeurs" target="_blank"><font size="3">un r&eacute;cent webinaire</font></a><font size="3">, nous avons entendu que les experts du FMI annoncent des temps difficiles pour les finances publiques dans nos pays. Les ressources &eacute;taient d&eacute;j&agrave; rares, elles risquent de l&rsquo;&ecirc;tre encore plus. Comme experts, nous pouvons servir de vigies&nbsp;<span style="color: rgb(98, 98, 98);">quant &agrave;</span> leur bon usage. Il pourrait aussi &ecirc;tre int&eacute;ressant de faire une large documentation sur l&rsquo;ensemble des pays africains. Nous pourrions notamment analyser les rapports d'audit des institutions en charge de superviser la bonne gouvernance financi<span style="color:rgb(98, 98, 98)">&egrave;</span>re des d<span style="color:rgb(98, 98, 98)">&eacute;</span>penses COVID et la couverture de ces rapports dans les m<span style="color:rgb(98, 98, 98)">&eacute;</span>dia nationaux. Il a &eacute;t&eacute; annonc&eacute; qu&rsquo;une communaut&eacute; de pratique consacr&eacute;e &agrave; la corruption dans le secteur de la sant&eacute; va &ecirc;tre lanc&eacute;e. Une telle documentation multi-pays ne constituerait-elle pas un beau projet collaboratif pour ses membres&nbsp;?&nbsp;</font><br /><br /></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Progresser vers la CSU à l'ère de la COVID-19 en Afrique francophone : quels enjeux majeurs ?]]></title><link><![CDATA[http://www.healthfinancingafrica.org/home/progresser-vers-la-csu-a-lere-de-la-covid-19-en-afrique-francophone-quels-enjeux-majeurs]]></link><comments><![CDATA[http://www.healthfinancingafrica.org/home/progresser-vers-la-csu-a-lere-de-la-covid-19-en-afrique-francophone-quels-enjeux-majeurs#comments]]></comments><pubDate>Fri, 08 Oct 2021 12:22:37 GMT</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">http://www.healthfinancingafrica.org/home/progresser-vers-la-csu-a-lere-de-la-covid-19-en-afrique-francophone-quels-enjeux-majeurs</guid><description><![CDATA[K&eacute;filath Bello, Fadhi Dkhimi, Y-Ling Chi, Jean-Paul Dossou, H&eacute;l&egrave;ne BarroyLe 20 mai 2021, l&rsquo;OMS, P4H, le Center for Global Development, la&nbsp;Global Financing Facility&nbsp;(GFF) et Collectivity ont organis&eacute; un webinaire intitul&eacute; &laquo;&nbsp;COVID-19&nbsp;: quel impact sur l&rsquo;agenda de la Couverture Sanitaire Universelle (CSU) au niveau des pays africains&nbsp;&raquo;? En s&rsquo;inspirant des discussions qui ont impliqu&eacute; plus de 200 partici [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<div class="paragraph"><em><a href="https://www.thecollectivity.org/en/users/21" target="_blank">K&eacute;filath Bello</a>, <a href="https://www.thecollectivity.org/en/users/181" target="_blank">Fadhi </a></em><em><a href="https://www.thecollectivity.org/en/users/181" target="_blank">Dkhimi</a>, <a href="https://www.thecollectivity.org/en/users/4111" target="_blank">Y-Ling Chi</a>, <a href="https://www.thecollectivity.org/en/users/13" target="_blank">Jean-Paul Dossou</a>, <a href="https://www.thecollectivity.org/en/users/3639" target="_blank">H&eacute;l&egrave;ne Barroy</a></em><br /><br /><strong><font size="4">Le 20 mai 2021, l&rsquo;OMS, P4H, le <em>Center for Global Development</em>, la&nbsp;<em>Global Financing Facility</em>&nbsp;(GFF) et <em>Collectivity</em> ont organis&eacute; un <a href="https://www.youtube.com/watch?v=FOvIptt83V8&amp;t=8s" target="_blank">webinaire</a> intitul&eacute; &laquo;&nbsp;<em>COVID-19&nbsp;: quel impact sur l&rsquo;agenda de la Couverture Sanitaire Universelle (CSU) au niveau des pays africains</em>&nbsp;&raquo;? En s&rsquo;inspirant des discussions qui ont impliqu&eacute; plus de 200 participants, notre &eacute;quipe approfondit certains des enjeux et invite les experts d&rsquo;Afrique francophone &agrave; une r&eacute;flexion collective.</font></strong></div>  <span class='imgPusher' style='float:left;height:0px'></span><span style='display: table;width:auto;position:relative;float:left;max-width:100%;;clear:left;margin-top:0px;*margin-top:0px'><a><img src="http://www.healthfinancingafrica.org/uploads/8/0/8/8/8088846/cus-csu-on-garde-le-cap-4_orig.jpg" style="margin-top: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; margin-right: 10px; border-width:0; max-width:100%" alt="Photo" class="galleryImageBorder wsite-image" /></a><span style="display: table-caption; caption-side: bottom; font-size: 90%; margin-top: -10px; margin-bottom: 10px; text-align: center;" class="wsite-caption"></span></span> <div class="paragraph" style="display:block;"><br />&#8203;<br /></div> <hr style="width:100%;clear:both;visibility:hidden;"></hr>  <div class="paragraph"><font size="3">Au cours de la derni&egrave;re d&eacute;cennie, plusieurs pays &agrave; faible et moyen revenus (y compris de nombreux en Afrique francophone) ont fait des <a href="https://www.thelancet.com/journals/langlo/article/PIIS2214-109X(19)30463-2/fulltext">progr&egrave;s consid&eacute;rables vers la couverture sant&eacute; universelle (CSU)</a>. Ces pays ont montr&eacute; qu&rsquo;une volont&eacute; politique forte est un pr&eacute;alable essentiel pour atteindre cet objectif. Cette volont&eacute; politique doit aussi se traduire <a href="https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0168851000001494?via%3Dihub">en une s&eacute;rie de r&eacute;formes coordonn&eacute;es</a> visant &agrave; la fois une meilleure mobilisation des finances publiques pour la sant&eacute;, une plus grande mise en commun de ces ressources, et des modalit&eacute;s d&rsquo;achat de services permettant d&rsquo;am&eacute;liorer la qualit&eacute; et l&rsquo;efficience des services de sant&eacute; et d&rsquo;assurer une plus grande &eacute;quit&eacute; dans leur distribution.<br />&nbsp;<br />La pand&eacute;mie de la COVID-19, <a href="https://www.who.int/fr/news/item/23-04-2021-covid-19-continues-to-disrupt-essential-health-services-in-90-of-countries">en accentuant les faiblesses des syst&egrave;mes de sant&eacute;,</a> a rappel&eacute; la <a href="https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/23288604.2021.1929796">n&eacute;cessit&eacute; de renforcer cet agenda</a>. La question de l&rsquo;acc&egrave;s aux soins pour tous a ainsi gagn&eacute; en visibilit&eacute; dans l&rsquo;agenda politique. Mais si la crise a mis en avant la n&eacute;cessit&eacute; d&rsquo;acc&eacute;l&eacute;rer les progr&egrave;s vers la CSU, elle pourrait aussi perturber les chances de mettre en &oelig;uvre un projet aussi ambitieux. &nbsp;<br />&nbsp;&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp;<br /><strong><font color="#248d6c">Plus de d&eacute;fis &agrave; l&rsquo;&egrave;re de la COVID-19 pour atteindre la couverture sant&eacute; universelle</font> </strong><br /><br />Si elle a rappel&eacute; l&rsquo;urgence et la pertinence d&rsquo;assurer la CSU, la crise li&eacute;e &agrave; la COVID-19 risque paradoxalement de rendre plus difficile la progression vers cet objectif.<br />&nbsp;<br /><em>Une baisse de la disponibilit&eacute; des ressources publiques</em><br /><br />La COVID-19 est aussi une crise &eacute;conomique qui a, et continuera &agrave; avoir, des r&eacute;percussions importantes sur le financement public du secteur de la sant&eacute;&nbsp;en Afrique sub-saharienne, comme dans d&rsquo;autres r&eacute;gions du monde. Les <a href="https://www.imf.org/en/Publications/SPROLLs/world-economic-outlook-databases#sort=%40imfdate%20descending">projections du Fonds Mon&eacute;taire International (FMI)</a> font craindre une baisse significative de 6,2% du PIB en Afrique subsaharienne en 2022 par rapport &agrave; 2020, soit une chute deux fois plus importante que la moyenne mondiale (3.7%).<br /><br />Cette contraction de l&rsquo;&eacute;conomie a des cons&eacute;quences importantes d&rsquo;un point de vue fiscal, se traduisant notamment par une baisse cons&eacute;quente des ressources budg&eacute;taires des Etats &agrave; court et moyen termes. Les <a href="https://www.imf.org/en/Publications/REO/SSA/Issues/2021/04/15/regional-economic-outlook-for-sub-saharan-africa-april-2021">projections indiquent</a> que les recettes publiques domestiques pourraient chuter &agrave; un niveau en de&ccedil;&agrave; de celui de la crise de 2009 (&agrave; 15,6% du PIB en moyenne dans la r&eacute;gion selon les projections actuelles contre 18,4% en 2009). Ceci est d&ucirc; non seulement &agrave; une diminution des rentr&eacute;es fiscales, mais &eacute;galement &agrave; une forte baisse de la capacit&eacute; d&rsquo;emprunt des Etats d&rsquo;Afrique sub-saharienne caus&eacute;e par la d&eacute;t&eacute;rioration de leur cr&eacute;dibilit&eacute; sur les march&eacute;s financiers &ndash; 23 pays sont soit en d&eacute;tresse de dette soit &agrave; haut risque de d&eacute;tresse de dette, selon <a href="https://www.imf.org/external/Pubs/ft/dsa/DSAlist.pdf">les estimations de Juin 2021 du FMI</a>, contre 15 en avril 2019 comme l&rsquo;indiquait le <a href="https://repository.uneca.org/handle/10855/43276">rapport annuel de l&rsquo;UNECA</a>.<br />&nbsp;<br />Il n&rsquo;y a &agrave; ce jour aucune certitude que la diminution de recettes publiques sera compens&eacute;e &ndash; du moins en partie &ndash; par l&rsquo;aide publique ext&eacute;rieure. Certes, cette derni&egrave;re&nbsp; a connu une<a href="https://www.oecd.org/fr/presse/les-depenses-liees-au-covid-19-ont-contribue-a-hisser-l-aide-exterieure-a-un-niveau-sans-precedent-en-2020-mais-l-effort-doit-etre-intensifie.htm"> augmentation globale sans pr&eacute;c&eacute;dent en 2020</a>, mais les pays donateurs, qui ont emprunt&eacute; massivement pour faire face &agrave; la crise sanitaire caus&eacute;e par la COVID 19 et &agrave; ses retomb&eacute;es &eacute;conomiques, vont devoir rembourser &ndash; ou alors continuer &agrave; emprunter si la crise se poursuit &ndash; et donc r&eacute;duire leurs d&eacute;penses publiques pour cela. Souvent, l&rsquo;<a href="https://devpolicy.org/the-impact-of-covid-19-on-foreign-aid-20210401-2/">aide ext&eacute;rieure</a> est une des enveloppes budg&eacute;taires les plus rapidement affect&eacute;es en cas de crise car les d&eacute;cideurs politiques &ndash; mais aussi les contribuables &ndash; la jugent moins prioritaire que les autres postes budg&eacute;taires. Il n&rsquo;est donc pas impossible que les pays donateurs revoient rapidement leurs engagements &agrave; la baisse, comme c&rsquo;est <a href="https://www.devex.com/news/tracking-the-uk-s-controversial-aid-cuts-99883">d&eacute;j&agrave; le cas pour la Grande Bretagne</a> par exemple. Si l&rsquo;aide ext&eacute;rieure chute, cela diminuerait &eacute;galement les fonds disponibles sous forme d&rsquo;emprunts subventionn&eacute;s, un des m&eacute;canismes d&rsquo;aide les plus utilis&eacute;s, r&eacute;duisant d&rsquo;autant plus la capacit&eacute; d&rsquo;emprunt des pays d&rsquo;Afrique Sub-Saharienne.<br />&nbsp;<br /><em>Une baisse des allocations en sant&eacute;&nbsp;?</em><br /><br />Si les ressources publiques baissent, il est l&eacute;gitime de se demander si cela impactera les allocations budg&eacute;taires au secteur de la sant&eacute;. Les besoins du secteur ont augment&eacute;, mais qu&rsquo;en est-il des allocations budg&eacute;taires&nbsp;? On pourrait s&rsquo;attendre &agrave; une augmentation l&eacute;gitime au vu des besoins du secteur pour r&eacute;pondre aux suites de l&rsquo;&eacute;pid&eacute;mie, tout en continuant &agrave; fournir les soins essentiels de routine. Or, les donn&eacute;es analys&eacute;es montrent que l&rsquo;ann&eacute;e 2020 n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; marqu&eacute;e par une augmentation forte des allocations budg&eacute;taires de sant&eacute; dans les pays africains, en comparaison aux <a href="https://www.oecd-ilibrary.org/social-issues-migration-health/central-government-additional-covid-19-health-spending-commitments-per-capita-2020-latest-available-official-announcement_5ee9a2af-en">augmentations notables dans les pays &agrave; haut revenu par exemple</a>. Les donn&eacute;es existantes montrent que les allocations budg&eacute;taires ont augment&eacute; <a href="https://www.who.int/publications/i/item/9789240017788">en moyenne de 10% dans la r&eacute;gion en 2020</a>. Cette situation peut s&rsquo;expliquer par la faible pr&eacute;valence de la COVID-19 rapport&eacute;e dans la r&eacute;gion en 2020.<br />&nbsp;<br />Quid de 2021&nbsp;? Il est difficile de pr&eacute;dire ce qui va se passer. Les documents budg&eacute;taires disponibles semblent augurer d&rsquo;une augmentation mod&eacute;r&eacute;e des allocations budg&eacute;taires pour la sant&eacute;, surtout dans les pays &agrave; revenus faibles. Si la d&eacute;pense publique de sant&eacute; &eacute;tait de 8.3$ par t&ecirc;te avant la COVID-19 (baseline GHED 2018) dans les pays africains &agrave; revenus faibles, les allocations budg&eacute;taires passeraient &agrave; 12.8 $ en 2021. Dans les pays africains &agrave; revenus interm&eacute;diaires, ces allocations passeraient de 92.5$ &agrave; 94.8$. &nbsp;L&rsquo;ann&eacute;e 2022 et celles qui suivront seront cruciales, pour renseigner sur la durabilit&eacute; des augmentations budg&eacute;taires du secteur.<br /><br />Les pays touch&eacute;s par la crise Ebola en 2015 offrent une perspective int&eacute;ressante sur ce point. Dans un pays <a href="https://data.worldbank.org/indicator/SH.XPD.CHEX.GD.ZS?end=2018&amp;locations=SL&amp;start=2000&amp;view=chart">comme la Sierra Leone</a>, l&rsquo;Ebola a entrain&eacute; une hausse subite de la part des d&eacute;penses domestiques en sant&eacute; dans le budget de l&rsquo;Etat, et m&ecirc;me si ce niveau ne s&rsquo;est pas maintenu, cette part reste plus importante aujourd&rsquo;hui qu&rsquo;avant crise.<br />&nbsp;<br /><em>Des d&eacute;fis structurels persistants et un contexte socio-politique et s&eacute;curitaire de plus en plus difficile</em><br /><br />Plusieurs observations indiquent que la pand&eacute;mie a exacerb&eacute; les d&eacute;fis structurels des syst&egrave;mes de sant&eacute; en Afrique francophone. <a href="https://hsgovcollab.org/en/node/4589">Une &eacute;tude de l&rsquo;OMS</a> (fin 2020) et <a href="https://www.who.int/publications/i/item/WHO-2019-nCoV-EHS-continuity-survey-2021.1">d&rsquo;autres estimations</a> montrent par exemple que la pand&eacute;mie a fortement compromis la qualit&eacute; des soins et la disponibilit&eacute; des services de sant&eacute; et du personnel. La protection financi&egrave;re des m&eacute;nages pourrait aussi se d&eacute;t&eacute;riorer consid&eacute;rablement, &eacute;tant donn&eacute; que la conjoncture &eacute;conomique actuelle pourrait faire basculer <a href="https://www.worldbank.org/en/news/press-release/2020/10/07/covid-19-to-add-as-many-as-150-million-extreme-poor-by-2021">plus de 150 millions personnes dans l&rsquo;extr&ecirc;me pauvret&eacute;</a> d&rsquo;ici fin 2021. De surcroit, dans de nombreux pays (o&ugrave; les donn&eacute;es sont disponibles, <a href="https://blogs.lshtm.ac.uk/hppdebated/2020/12/09/the-covid-19-pandemic-and-associated-catastrophic-financial-burden-a-tragedy-still-in-the-making/">notamment en Inde</a>), il semblerait que la prise en charge de la COVID-19 soit associ&eacute;e &agrave; d&rsquo;importantes d&eacute;penses pour les m&eacute;nages.<br /><br />En dehors de ces d&eacute;fis structurels, l&rsquo;Afrique francophone est aussi confront&eacute;e &agrave; de nouveaux d&eacute;fis comme le terrorisme, les crises socio-politiques ou encore le changement climatique, avec des cons&eacute;quences comme les d&eacute;placements de populations ou l&rsquo;affaiblissement des capacit&eacute;s des institutions &eacute;tatiques. La pand&eacute;mie a aussi fait ressurgir (voire exacerb&eacute;) la crise de confiance chronique entre les populations et les dirigeants politiques, avec une faible confiance dans le discours officiel national et international. Ceci s&rsquo;est notamment manifest&eacute; par <a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/05/10/beaucoup-ne-croient-pas-au-danger-du-covid-19-en-afrique-la-defiance-face-aux-vaccins_6079678_3212.html">un scepticisme quant &agrave; la r&eacute;alit&eacute; de l&rsquo;&eacute;pid&eacute;mie ou encore la d&eacute;fiance &agrave; l&rsquo;&eacute;gard du vaccin COVID-19</a>. Ces difficult&eacute;s contextuelles pourraient &ecirc;tre des freins additionnels car ils laissent peu de marges de man&oelig;uvre pour lancer les investissements n&eacute;cessaires &agrave; la CSU.<br />&nbsp;<br /><strong><font color="#248d6c">Continuer &agrave; avancer malgr&eacute; (et avec) la COVID-19</font> </strong><br /><br />En d&eacute;pit de la COVID-19, plusieurs pays de l&rsquo;Afrique francophone semblent vouloir maintenir le cap vers la CSU (ou tout au moins continuer les efforts d&eacute;j&agrave; engag&eacute;s). Le B&eacute;nin par exemple est en train d&rsquo;&eacute;tendre son programme d&rsquo;assurance maladie pour les plus pauvres. De m&ecirc;me, <a href="https://www.acceleratehss.org/2021/01/22/how-togo-recharted-its-path-to-universal-health-coverage-amid-covid-19/">le Togo a maintenu le cap vers la cocr&eacute;ation</a> d&rsquo;un plan int&eacute;gr&eacute; pour la CSU et le lancement d&rsquo;un <a href="https://sante.gouv.tg/node/691">programme de prise en charge gratuite des femmes enceintes.</a> Des exemples similaires ont &eacute;t&eacute; rapport&eacute;s par les participants&nbsp; au <a href="https://www.youtube.com/watch?v=FOvIptt83V8&amp;t=9s" target="_blank">webinaire</a> organis&eacute; par l&rsquo;OMS et ses partenaires en mai 2021. De plus, au-del&agrave; de ses cons&eacute;quences n&eacute;gatives, la COVID-19 a ouvert de nouvelles perspectives. L&rsquo;impact de la pand&eacute;mie sur plusieurs secteurs d&rsquo;activit&eacute;s a tr&egrave;s t&ocirc;t amen&eacute; certains gouvernements &agrave; engager des <a href="file:///C:/Users/DKHIMIF/AppData/Local/Microsoft/Windows/INetCache/Content.Outlook/556ADGTG/Le%20Moniteur%20africain%20des%20mesures%20en%20finances%20publiques%20COVID-19%20:%20comment%20les%20gouvernements%20africains,%20en%20particulier%20les%20minist%C3%A8res%20des%20Finances,%20font%20face%20%C3%A0%20la%20pand%C3%A9mie%20de%20COVID-19%20(cabri-sbo.org)">actions multisectorielles et coordonn&eacute;es au plus haut niveau</a>, une approche longtemps pr&ocirc;n&eacute;e avec peu de succ&egrave;s pour les soins de sant&eacute; primaires et la CSU.&nbsp; <a href="https://www.afro.who.int/news/covid-19-rwanda-countrys-response%20?">Certains pays</a> ont &eacute;galement saisi ces opportunit&eacute;s pour s&rsquo;engager encore plus pour la CSU.<br />&nbsp;<br />Cependant, les d&eacute;fis d&eacute;crits ci-dessus risquent de conduire &agrave; une situation dans laquelle les besoins croissent, mais les ressources pour y faire face diminuent. Malgr&eacute; ces d&eacute;fis, les pays ne devraient pas se laisser tenter par des solutions qui semblent attractives (l&rsquo;augmentation des copaiements par exemple), mais qui ont &eacute;t&eacute; prouv&eacute;es peu efficaces et parfois injustes. Au contraire, les Etats de l&rsquo;Afrique francophone devront faire des choix judicieux, guid&eacute;s par les principes de solidarit&eacute; qu&rsquo;invoque la CSU. Ces choix permettraient d&rsquo;investir au mieux les ressources disponibles, de gagner la confiance des populations et de renforcer durablement nos syst&egrave;mes de sant&eacute;.<br />&nbsp;<br /><strong><font color="#248d6c">Mais comment les Etats de l&rsquo;Afrique francophone pourraient r&eacute;ussir une telle prouesse&nbsp;?</font> </strong><br />&nbsp;<br />M&ecirc;me s&rsquo;il n&rsquo;est pas possible de prescrire une recette pour tous les pays, plusieurs le&ccedil;ons ont &eacute;t&eacute; apprises des exp&eacute;riences ant&eacute;rieures. Une piste d&rsquo;action serait l&rsquo;adoption d&rsquo;une approche pragmatique pour identifier les services cl&eacute;s &agrave; forte valeur ajout&eacute;e sur lesquels se focaliser dans un premier temps. Par exemple, <a href="https://www.cgdev.org/publication/whats-in-whats-out-designing-benefits-universal-health-coverage">la r&eacute;forme "AUGE" au Chili</a> vise l&rsquo;acc&egrave;s &agrave; un paquet de services d&eacute;fini pour toute la population. Ce paquet s&rsquo;est limit&eacute; au d&eacute;but aux services prioritaires, mais il est revu tous les deux ans sur la base d&rsquo;&eacute;tudes de co&ucirc;t, des priorit&eacute;s de sant&eacute; dans le pays et de l&rsquo;espace budg&eacute;taire. Une approche graduelle d&rsquo;expansion des services peut &ecirc;tre difficile &agrave; mettre en &oelig;uvre, mais elle semble la moins risqu&eacute;e dans le court et moyen terme.<br />&nbsp;<br />D&rsquo;autres pistes d&rsquo;action et principes sont discut&eacute;es aujourd&rsquo;hui par nombre d&rsquo;experts du financement de la sant&eacute;, notamment dans <a href="https://p4h.world/system/files/2019-09/WHO19-01%20health%20financing%20complete%20low%20res%200922.pdf">un rapport publi&eacute; en 2019 par l&rsquo;OMS</a> et dans <a href="https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/23288604.2021.1929796">un article publi&eacute; en Ao&ucirc;t 2021</a>. Certaines de ces pistes sont&nbsp;: &nbsp;</font><ul><li><font size="3">Pour mobiliser les ressources, privil&eacute;gier les sources de financement obligatoires ou pouvant &ecirc;tre automatiquement pr&eacute;lev&eacute;es (les taxes par exemple) plut&ocirc;t que des contributions volontaires;&nbsp;</font></li></ul><ul><li><font size="3">Pour la mise en commun des ressources, r&eacute;duire la fragmentation des fonds pour am&eacute;liorer la capacit&eacute; de redistribution des ressources et am&eacute;liorer l&rsquo;efficience;</font></li></ul><ul><li><font size="3">Investir dans des interventions ax&eacute;es sur la population et qui sont d&rsquo;utilit&eacute; g&eacute;n&eacute;rale pour la sant&eacute;, comme l&rsquo;eau et l&rsquo;assainissement, les taxes favorables &agrave; la sant&eacute; ou encore un syst&egrave;me d&rsquo;information et de surveillance &eacute;pid&eacute;miologique performant&nbsp;;</font></li><li><font size="3">Augmenter la pr&eacute;visibilit&eacute; pluriannuelle du financement public disponible et rendre le flux des fonds publics plus stable;</font></li><li><font size="3">Mettre en &oelig;uvre de politiques cibl&eacute;es visant &agrave; augmenter l&rsquo;efficience des d&eacute;penses de sant&eacute; (par exemple, l&rsquo;achat des m&eacute;dicaments qui <a href="https://www.cgdev.org/sites/default/files/better-health-procurement-tackling-triple-transition.pdf">repr&eacute;sentent un poste de budget important</a> dans tous les pays);</font></li><li><font size="3">Placer l'&eacute;quit&eacute; au c&oelig;ur de l&rsquo;action pour la CSU en adoptant des strat&eacute;gies qui garantissent l'acc&egrave;s des services et la protection aux personnes vuln&eacute;rables, par exemple le ciblage de certaines populations et certains services;</font></li><li><font size="3">&Eacute;tablir des processus formels (et ancr&eacute;s dans la l&eacute;gislation) pour adopter et r&eacute;viser r&eacute;guli&egrave;rement le paquet de b&eacute;n&eacute;fices. Tout ajout doit &ecirc;tre fait sur la base, au minimum, d&rsquo;une analyse du rapport co&ucirc;t-efficacit&eacute; et de l&rsquo;impact budg&eacute;taire;</font></li><li><font size="3">Expliquer le paquet de b&eacute;n&eacute;fice &agrave; la population en termes faciles &agrave; comprendre et &agrave; travers des moyens de communication adapt&eacute;s;</font></li><li><font size="3">S'orienter progressivement vers un achat plus strat&eacute;gique des services de sant&eacute; en augmentant au fil du temps la mesure dans laquelle le paiement des prestataires est d&eacute;termin&eacute;e par des informations sur leurs performances et sur les besoins de sant&eacute; de la population qu'ils servent;</font></li><li><font size="3">Renforcer l&rsquo;action multisectorielle, notamment la collaboration entre les autorit&eacute;s sanitaires; celles des finances et celles des secteurs pouvant impacter la sant&eacute;.</font></li></ul><font size="3"> Quelles que soient les options choisies par les pays, les d&eacute;cisions prises devront &ecirc;tre encadr&eacute;es par un dialogue politique de qualit&eacute; qui inclura les d&eacute;tenteurs d&rsquo;enjeux cl&eacute;s et assurera la prise en compte r&eacute;elle des besoins et la redevabilit&eacute;, avec transparence. Face &agrave; la grande incertitude entourant ces d&eacute;cisions, <a href="https://health-policy-systems.biomedcentral.com/track/pdf/10.1186/s12961-018-0340-y.pdf">les pays devront aussi adopter une attitude apprenante</a> par laquelle ils testeront, &eacute;valueront et adapteront les strat&eacute;gies choisies.<br />&nbsp;<br /><strong><font color="#248d6c">Votre point de vue sur les solutions possibles</font></strong><br /><br />Bien entendu, les pistes d&rsquo;actions sugg&eacute;r&eacute;es par les experts ou la litt&eacute;rature doivent &ecirc;tre explor&eacute;es au cas par cas. Certaines options ne seront certainement pas faisables ou avantageuses dans certains pays. Et surtout, c&rsquo;est l&rsquo;ensemble de la communaut&eacute; des acteurs de la CSU qui doit r&eacute;pondre aux questions soulev&eacute;es par la crise actuelle.&nbsp;<strong><font color="#da4444">Nous vous invitons donc &agrave; donner votre avis sur les pistes d&rsquo;actions expos&eacute;es ci-dessus.</font> </strong></font><ul><li><font size="3">Ces pistes d&rsquo;actions sont-elles r&eacute;alisables dans votre contexte&nbsp;?</font></li><li><font size="3">Quels sont les facteurs qui pourraient favoriser ou entraver le choix de l&rsquo;une ou l&rsquo;autre des pistes d&rsquo;actions&nbsp;?</font></li><li><font size="3">Certaines pistes d&rsquo;actions ont-elles d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; mises en &oelig;uvre dans vos pays&nbsp;? Si oui quelles le&ccedil;ons peut-on d&eacute;j&agrave; en tirer&nbsp;?</font></li></ul></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Emergence, mise en œuvre et institutionnalisation du Financement Basé sur la Performance au Cameroun]]></title><link><![CDATA[http://www.healthfinancingafrica.org/home/emergence-mise-en-oeuvre-et-institutionnalisation-du-financement-base-sur-la-performance-au-cameroun]]></link><comments><![CDATA[http://www.healthfinancingafrica.org/home/emergence-mise-en-oeuvre-et-institutionnalisation-du-financement-base-sur-la-performance-au-cameroun#comments]]></comments><pubDate>Fri, 17 Sep 2021 13:40:05 GMT</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">http://www.healthfinancingafrica.org/home/emergence-mise-en-oeuvre-et-institutionnalisation-du-financement-base-sur-la-performance-au-cameroun</guid><description><![CDATA[Interview par&nbsp;Manass&eacute; Nimpagaritse  Health Financing in Africa continue son projet de la "Cha&icirc;ne des docteurs". Le principe est simple &agrave; comprendre:&nbsp;Manass&eacute; Nimpagaritse avait &eacute;t&eacute; interview&eacute; apr&egrave;s la d&eacute;fense&nbsp;de sa th&egrave;se sur le financement bas&eacute; sur la performance&nbsp;appliqu&eacute; &agrave; la malnutrition. Aujourd'hui, c'est &agrave; son tour de&nbsp;poser quelques questions &agrave; Isidore Sieleunou, q [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<div class="paragraph"><em>Interview par&nbsp;<a href="https://www.thecollectivity.org/fr/users/12" target="_blank">Manass</a></em><a href="https://www.thecollectivity.org/fr/users/12" target="_blank">&eacute;<em> Nimpagaritse</em></a></div>  <div class="paragraph" style="text-align:justify;"><strong><font size="4">Health Financing in Africa continue son projet de la "Cha&icirc;ne des docteurs". Le principe est simple &agrave; comprendre:&nbsp;<a href="https://www.thecollectivity.org/fr/users/12" target="_blank" style="">Manass&eacute; Nimpagaritse</a> avait &eacute;t&eacute; interview&eacute; apr&egrave;s la d&eacute;fense&nbsp;de sa th&egrave;se sur <a href="http://www.healthfinancingafrica.org/home/le-financement-base-sur-la-performance-face-au-double-defi-de-la-malnutrition-et-de-la-fragilite" target="_blank" style="">le financement bas&eacute; sur la performance&nbsp;appliqu&eacute; &agrave; la malnutrition</a>. Aujourd'hui, c'est &agrave; son tour de&nbsp;poser quelques questions &agrave; <a href="https://www.thecollectivity.org/fr/users/43" target="_blank" style="">Isidore Sieleunou</a>, qui a obtenu&nbsp;en f&eacute;vrier dernier le titre de Docteur en Sant&eacute; Publique &agrave; l'Universit&eacute; de Montr&eacute;al. Si vous &ecirc;tes th&eacute;sard et votre&nbsp;recherche sur le financement de la sant&eacute; en Afrique&nbsp;touche &agrave; sa fin, n'h&eacute;sitez pas &agrave; nous contacter... Peut-&ecirc;tre serez-vous le suivant dans la cha&icirc;ne ?</font><br /><font size="3">&#8203;</font></strong></div>  <div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0px;margin-right:0px;text-align:center"> <a href='http://www.healthfinancingafrica.org/uploads/8/0/8/8/8088846/glez-doctorat-isidore_orig.jpeg' rel='lightbox' onclick='if (!lightboxLoaded) return false'> <img src="http://www.healthfinancingafrica.org/uploads/8/0/8/8/8088846/glez-doctorat-isidore_orig.jpeg" alt="Illustration: &copy; Damien Glez" style="width:auto;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%"></div> </div></div>  <div class="paragraph" style="text-align:justify;"><br /><font color="#2a2a2a"><strong><font size="3">&#8203;Ta th&egrave;se porte sur <a href="https://papyrus.bib.umontreal.ca/xmlui/handle/1866/25538" target="_blank">l&rsquo;analyse de l&rsquo;&eacute;mergence et la mise en &oelig;uvre du financement bas&eacute; sur la performance (FBP) au Cameroun</a> ainsi que ses effets sur la disponibilit&eacute; des m&eacute;dicaments essentiels. Quels sont les principaux enseignements de ta recherche ?</font></strong><br /><br /><font size="3">Trois principaux messages &eacute;mergent de notre recherche.<br /><br />Le premier est relatif au r&ocirc;le de ce que l&rsquo;on peut appeler les "entrepreneurs de la diffusion", ces acteurs, internationaux et nationaux, qui ont pr&eacute;conis&eacute; la mise en place du <a href="https://front.fbrcameroun.org/" target="_blank">FBP au Cameroun</a>. Ils ont d&eacute;velopp&eacute; un ensemble de strat&eacute;gies pour structurer le FBP de mani&egrave;re &agrave; accro&icirc;tre l'adh&eacute;sion nationale, afin de stimuler l'&eacute;mulation et l'apprentissage de cette approche et cr&eacute;er les conditions pour la r&eacute;ussite de la mise en &oelig;uvre d&rsquo;un projet pilote. Premi&egrave;rement, ils ont soutenu un ensemble de "meilleures pratiques" correspondant &agrave; l'approche dite "d'apprentissage par la pratique". Deuxi&egrave;mement, ils se sont efforc&eacute;s de i) stimuler l'&eacute;mulation &agrave; travers la cr&eacute;ation d&rsquo;un r&eacute;seau national FBP qui refl&egrave;te le positionnement des individus et des organisations, et ii) d&eacute;velopper le sentiment d'appartenance de ces derniers &agrave; une communaut&eacute;. Troisi&egrave;mement, ils ont d&eacute;velopp&eacute; des strat&eacute;gies contextualis&eacute;es pour induire certaines formes d'apprentissage technique parmi les d&eacute;cideurs. Pour r&eacute;ussir, ils ont eu recours &agrave; de nombreuses formes d'influences (financi&egrave;re, id&eacute;ationnelle, bas&eacute;e sur les r&eacute;seaux et les connaissances).<br /><br />Au-del&agrave; de cet effort d&rsquo;entreprenariat politique, il faut rappeler l&rsquo;influence du contexte dans l&rsquo;adoption et la mise en &oelig;uvre du FBP. Et c&rsquo;est peut-&ecirc;tre mon second message. Nos donn&eacute;es montrent que le transfert des agences d&rsquo;achat des performances (AAP) a favoris&eacute; des interactions entre le programme du FBP et le syst&egrave;me plus large dans lequel il est ancr&eacute;. Cette interaction complexe a &eacute;t&eacute; identifi&eacute;e comme un aspect essentiel de la durabilit&eacute; qui peut &eacute;ventuellement g&eacute;n&eacute;rer des changements &agrave; l'&eacute;chelle du syst&egrave;me au fil du temps. Les int&eacute;r&ecirc;ts des mandants et des agents, le degr&eacute; d'opportunisme des acteurs, les perceptions du programme et le style de leadership ont influenc&eacute; ce qui &eacute;tait (et n'&eacute;tait pas) acceptable. Comme pour tout autre intervention dans le secteur de la sant&eacute;, le contexte est un facteur important de l'efficacit&eacute; et de la pertinence d'un programme de FBP. Il ne s&rsquo;agit pas simplement de l&rsquo;influence des configurations sociales, culturelles, &eacute;conomique, et d'autres politiques, mais aussi des capacit&eacute;s disponibles, ainsi que de la qualit&eacute; et la structure du syst&egrave;me de sant&eacute;.<br /><br />Et un troisi&egrave;me message est relatif &agrave; l&rsquo;influence des acteurs du niveau op&eacute;rationnel dans la mise en &oelig;uvre du FBP. Ils ont leur propre marge de man&oelig;uvre. Ils sont donc potentiellement &agrave; la fois une ressource et un obstacle possible au changement de politique.&nbsp;La l&eacute;gitimit&eacute; d'une nouvelle politique doit &ecirc;tre reconnue par ces acteurs de terrain, responsables en dernier ressort de la mise en &oelig;uvre. Les id&eacute;es des acteurs du FBP au Cameroun ont fa&ccedil;onn&eacute; la mise en &oelig;uvre et les r&eacute;sultats de ce programme en &eacute;cart de ce qui &eacute;tait formul&eacute;. La communication et la consultation autour de tout changement de politique et de pratique sont indispensables pour provoquer l'engagement des acteurs, et doivent prendre en compte leurs perspectives.<br /><br /><strong>Dans <a href="https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/23288604.2017.1291218" target="_blank">tes travaux</a>, tu abordes &eacute;galement l&rsquo;aspect de transfert du r&ocirc;le de mise en &oelig;uvre du programme FBP des organisations non gouvernementales internationales aux organisations nationales. Quels sont les &eacute;l&eacute;ments qui ont jou&eacute; en faveur de la r&eacute;ussite de ce processus et quelles le&ccedil;ons pour d&rsquo;autres pays africains qui sont en phase de pilotage du FBP?</strong><br /><br />Plusieurs &eacute;l&eacute;ments ont jou&eacute; en faveur de la r&eacute;ussite de ce processus, mais il est aussi apparu des &eacute;l&eacute;ments qui ont n&eacute;gativement impact&eacute; ce processus. Nos analyses de tous ces facteurs nous ont permis d&rsquo;&eacute;laborer une liste des recommandations &agrave; l'intention des d&eacute;cideurs qui envisagent de mener un processus de transfert de la mise en &oelig;uvre des programmes FBP des organisations internationales vers des organisations locales. Il s&rsquo;agit notamment&nbsp;de: </font></font><ul><li><span><font color="#2a2a2a" size="3">commencer &agrave; discuter et &agrave; planifier la transition d&egrave;s le d&eacute;but de la mise en &oelig;uvre du projet;</font></span></li><li><span><font color="#2a2a2a" size="3">instaurer un dialogue politique inclusif pour obtenir un engagement et une participation de haut niveau de la part des diff&eacute;rents acteurs;</font></span></li><li><span><font color="#2a2a2a" size="3">d&eacute;velopper et mettre en &oelig;uvre un plan de renforcement des capacit&eacute;s des acteurs locaux (par exemple, formation sur l'intervention &agrave; transf&eacute;rer);</font></span></li><li><span><font color="#2a2a2a" size="3">&eacute;tablir d&egrave;s le d&eacute;part un plan de transition avec un calendrier d'activit&eacute;s clair;</font></span></li><li><span><font color="#2a2a2a" size="3">&eacute;laborer au niveau central, des directives explicites d&eacute;crivant les objectifs, les acteurs, les sources et les formes de transfert;</font></span></li><li><span><font color="#2a2a2a" size="3">pr&eacute;parer un plan de communication impliquant toutes les parties prenantes, du niveau central au personnel de premi&egrave;re ligne;</font></span></li><li><span><font color="#2a2a2a" size="3">&eacute;tablir un cadre juridique pour la conduite du transfert avant de commencer la phase intensive du processus;</font></span></li><li><span><font color="#2a2a2a" size="3">pr&eacute;voir qu&rsquo;une p&eacute;riode de chevauchement pendant laquelle l'&eacute;quipe sortante soutient la nouvelle &eacute;quipe soit mise en place pour faciliter le processus de transition et assurer une plus grande continuit&eacute; des activit&eacute;s du projet;</font></span></li><li><span><font color="#2a2a2a" size="3">d&eacute;finir clairement un accord officiel de soutien post-transition;</font></span></li><li><font size="3"><font color="#2a2a2a"><span>Les plans de transition doivent inclure des proc&eacute;dures explicites pour absorber les ressources humaines et harmoniser les &eacute;chelles salariales d&egrave;s le d&eacute;but afin que le personnel ne soit pas oblig&eacute; d'accepter des salaires inf&eacute;rieurs ou de faire le choix du d&eacute;part en pleine transition.</span></font></font><br /><br /></li></ul> <font size="3"><font color="#2a2a2a"><strong>Dans <a href="https://academic.oup.com/heapol/article/34/Supplement_3/iii4/5670620" target="_blank">tes travaux</a>, tu as trouv&eacute; d&rsquo;un c&ocirc;t&eacute; une influence manifeste du FBP sur la disponibilit&eacute; per&ccedil;ue des m&eacute;dicaments essentiels (ME) mais de l&rsquo;autre aucun impact sur la r&eacute;duction des ruptures de stock de ME, sauf pour la planification familiale, avec une h&eacute;t&eacute;rog&eacute;n&eacute;it&eacute; des effets entre les r&eacute;gions et les zones urbaines et rurales. Comment expliquez-vous cette situation dichotomique&nbsp;?</strong><br /><br />Effectivement, nos donn&eacute;es qualitatives sugg&egrave;rent que la mise en &oelig;uvre du programme FBP influence positivement la perception de l&rsquo;acc&egrave;s aux ME par l&rsquo;entremise de plusieurs facteurs, notamment une plus grande autonomie des formations sanitaires, une r&eacute;gulation appliqu&eacute;e des &eacute;quipes cadre de sant&eacute;, une plus grande responsabilisation des acteurs du m&eacute;dicament et la lib&eacute;ralisation du syst&egrave;me d&rsquo;approvisionnement. Cependant, l'intervention n&rsquo;a &eacute;t&eacute; associ&eacute;e &agrave; aucune r&eacute;duction des ruptures de stock de ME, sauf pour la planification familiale. Nos analyses montrent que ces r&eacute;sultats apparemment divergents sont la cons&eacute;quence d'un &eacute;chec partiel de la mise en &oelig;uvre du programme et du transfert de l&rsquo;AAP. Lesquels &eacute;checs ont atteint leur apog&eacute;e juste avant la collecte des donn&eacute;es de fin de projet, allant de la perturbation et de l'interruption des services &agrave; une autonomie limit&eacute;e des formations sanitaires dans la gestion des d&eacute;cisions, et &agrave; un retard consid&eacute;rable dans le paiement des prestations. Notre m&eacute;thodologie pour mesurer l&rsquo;impact du programme sur la disponibilit&eacute; des ME pourrait aussi expliquer nos r&eacute;sultats.<span>&nbsp; </span>L&rsquo;approche de l&rsquo;analyse de la diff&eacute;rence des diff&eacute;rences repose sur une photographie de deux points dans le temps (donn&eacute;es avant et &agrave; la fin de la mise en &oelig;uvre). Les r&eacute;sultats refl&egrave;tent donc la r&eacute;alit&eacute; de ces deux instants. L&rsquo;utilisation d&rsquo;autres m&eacute;thodologies, par exemple une analyse des s&eacute;ries temporelles, qui montrerait cette r&eacute;alit&eacute; dans plusieurs points dans le temps nous aiderait davantage &agrave; mieux comprendre la situation. Il s&rsquo;agit l&agrave; sans doute des pistes pour les recherches futures.<br /><br /><strong>Par ailleurs, et sur cet aspect de rupture de stock, tu as not&eacute; un impact du FBP en ce qui est des m&eacute;dicaments pour la planification familiale&nbsp;; y aurait-il des raisons particuli&egrave;res et quelles le&ccedil;ons &agrave; tirer pour les pays mettant en &oelig;uvre le FBP&nbsp;?</strong><br /><br />Dans le syst&egrave;me d'approvisionnement en m&eacute;dicaments du Cameroun, certaines cat&eacute;gories de m&eacute;dicaments (par exemple celle de la planification familiale) d&eacute;pendent de programmes financ&eacute;s par des donateurs et sont disponibles gratuitement pour les formations sanitaires. Les programmes verticaux ont d&eacute;montr&eacute; une plus grande propension &agrave; produire des r&eacute;sultats souhaitables lorsqu'ils sont int&eacute;gr&eacute;s dans une intervention de renforcement du syst&egrave;me de sant&eacute; bien con&ccedil;ue et mise en &oelig;uvre. Dans notre &eacute;tude, l'impact positif de l'intervention sur les produits de planification familiale pourrait sugg&eacute;rer des effets synergiques entre le FBP et les programmes verticaux, comme cela a &eacute;t&eacute; observ&eacute; au Mozambique (1). Cela n'a pas &eacute;t&eacute; le cas en Tanzanie, o&ugrave; les m&eacute;dicaments fournis par les donateurs (vaccins, ARV et planning familial) n'ont pas &eacute;t&eacute; affect&eacute;s par le programme FBP en raison de difficult&eacute;s qui &eacute;chappaient au contr&ocirc;le des formations sanitaires, tel que la p&eacute;nurie de ces m&eacute;dicaments sur le march&eacute; mondial (2).<br /><br /><strong>Tu as r&eacute;alis&eacute; avec succ&egrave;s tes travaux de recherche avec des publications des r&eacute;sultats dans des revues scientifiques. Y aurait-il des t&eacute;moignages/conseils &agrave; partager avec les jeunes chercheurs africains?</strong><br /><br />Un doctorat, c&rsquo;est un long p&eacute;riple. Le candidat doit faire preuve de t&eacute;nacit&eacute; mais aussi d&rsquo;autonomie. Il doit aussi avoir un penchant pour l&rsquo;initiative, l&rsquo;action et l&rsquo;efficacit&eacute;. Par exemple, si durant sa recherche, il bute dans une impasse, il doit se rendre compte et r&eacute;orienter ses efforts. Durant mon parcours doctoral, j&rsquo;ai d&ucirc; faire face &agrave; des d&eacute;fis institutionnels, li&eacute;s en partie au fait que je n&rsquo;avais aucun ancrage acad&eacute;mique dans mon pays. Cela a constitu&eacute; une contrainte durant la phase de collecte des donn&eacute;es, mais aussi au moment de diffuser nos r&eacute;sultats.<br /><br />Mon principal conseil aux jeunes chercheurs est qu&rsquo;il est primordial de prendre le temps de d&eacute;velopper ses comp&eacute;tences scientifiques mais aussi ses connaissances des r&eacute;alit&eacute;s du domaine d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t avant de d&eacute;cider de se lancer dans une formation doctorale. Prendre aussi des risques, c&rsquo;est important, mais surtout saisir les nouvelles opportunit&eacute;s qui se pr&eacute;sentent et b&acirc;tir un r&eacute;seau d&rsquo;acteurs national sont des ingr&eacute;dients capitaux permettant de franchir des &eacute;tapes nouvelles.<br /><br />Commencer un PhD, bien que voulu et muri pendant quelques ann&eacute;es, engendre toujours quelques tensions &eacute;motionnelles et cognitives. D&egrave;s lors, avoir de la d&eacute;termination permet rapidement de trouver un &eacute;quilibre dans cette dualit&eacute; identitaire. Le choix du sujet est &eacute;galement un aspect majeur du parcours doctoral. Moi j&rsquo;ai eu la chance que mon sujet soit apparu je dirai de fa&ccedil;on naturelle, car il s&rsquo;est agi pour moi de mettre &agrave; contribution mes acquis professionnels pour mieux comprendre, critiquer et me positionner vis-&agrave;-vis du d&eacute;bat sur mon champ d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t. D&egrave;s lors, capitaliser sur un sujet d&eacute;coulant d&rsquo;une exp&eacute;rience peut avoir des atouts certains, comme cela l&rsquo;a &eacute;t&eacute; dans mon cas, notamment la maitrise du contexte, mais aussi l&rsquo;acc&egrave;s aux acteurs, documents, et donn&eacute;es. Cependant, cela peut repr&eacute;senter au m&ecirc;me moment un d&eacute;fi r&eacute;flexif important. C&rsquo;est ici qu&rsquo;arrive mon second conseil; celui de la n&eacute;cessit&eacute; d&rsquo;identifier les multiples d&eacute;fis r&eacute;flexifs ou non, au d&eacute;but et tout au long du parcours doctoral, et d&rsquo;anticiper sur les solutions et les alternatives.<br /><br />Enfin, et non des moindres, le choix de ou des encadreurs est un &eacute;l&eacute;ment cl&eacute; de la r&eacute;ussite d&rsquo;un doctorat. A partir de mon exp&eacute;rience, sans doute tr&egrave;s limit&eacute;e, ce choix devrait avant tout s&rsquo;assurer d&rsquo;une complicit&eacute; intellectuelle, dans laquelle on retrouve des valeurs morales partag&eacute;es. L&rsquo;encadreur doit certes briller par sa rigueur scientifique, mais c&rsquo;est aussi et surtout ses profondes qualit&eacute;s humaines qui seront d&eacute;terminantes dans l'aboutissement de votre travail. En ce sens, je dirais que la r&eacute;ussite d'un doctorat d&eacute;pend avant tout de la relation de confiance et du soutien de l&rsquo;encadreur.<br /><br /><strong>Terminons notre entretien par les perspectives maintenant que la th&egrave;se est d&eacute;sormais derri&egrave;re toi&nbsp;; peux-tu nous en dire plus sur ton occupation actuelle et tes projets futurs&nbsp;?</strong><br /><br />Merci pour cette importante question. Je suis de ceux qui pensent que l&rsquo;Afrique doit se rendre &agrave; l&rsquo;&eacute;vidence que la formation de la prochaine g&eacute;n&eacute;ration des chercheurs doit prendre une dose de la r&eacute;alit&eacute; hors du contexte universitaire. Bien qu'historiquement le travail des enseignants ait &eacute;t&eacute; consid&eacute;r&eacute; comme une "vocation", ce terme ne caract&eacute;rise plus forc&eacute;ment la nouvelle g&eacute;n&eacute;ration. Beaucoup de nos jeunes d'aujourd'hui veulent donner un "sens" &agrave; leur travail. Ils veulent s'engager dans un travail qui &agrave; la fois a un impact positif sur &lsquo;l&rsquo;autre&rsquo; ou sur la soci&eacute;t&eacute; en g&eacute;n&eacute;ral, et une signification personnelle pour eux. Leurs motivations sont en grande partie de nature intrins&egrave;que, mais la carri&egrave;re professorale n&rsquo;est plus per&ccedil;ue comme la seule possibilit&eacute; de s'engager dans un travail significatif.<br />&#8203;<br />C&rsquo;est fort de ce raisonnement que je milite pour une dynamique de cr&eacute;er des passerelles entre le milieu universitaire et le milieu des pratiques. Je suis co-fondateur de l&rsquo;organisation <a href="http://r4dinternational.org/" target="_blank">Research for Development International</a><a href="https://l.facebook.com/l.php?u=http%253A%252F%252Fwww.r4dinternational.org%252F%253Ffbclid%253DIwAR1uypsdidXq-Bge3HQ5_6rcVls6mfQs4-bovd2uVXbpzgHcV0wSp4eWJ44&amp;h=AT2MLFIYhH52tt53WNA8swiIUdZ_W0OotaphHfBs9YTmnbicPoesNkSo8zIWVFdV8ZkRXVwVqC0CbYTd6b9Utvf_LZ1iqNHmmWFWvXXS-X3aIoA3H8hhWEAZd76lbH1QGg&amp;__tn__=-UK-R&amp;c%255b0%255d=AT11AqAwyqgFLL9zNytS2OLZ7cTFwVvNeNGKxvxux2-eh7Alh4ORMJPalRm40uEizzoj4vpRDSxIfUatf0J9pqMaJL28Rv-MID9z3DgSrStaXniAC-UhiAj5sqh2XQStSvxFxRtT5bniD36EhLZQLIr7S0Q">.</a> Je travaille en ce moment comme chercheur avec cette organisation qui donne la chance &agrave; plusieurs jeunes de faire un tremplin vers une vie professionnelle dans le champs de la recherche, hors cadre universitaire. Mon cr&eacute;do &eacute;tant celui d&rsquo;investir dans la prochaine g&eacute;n&eacute;ration. Depuis quelques mois, je travaille aussi avec le Global Financing Facility (GFF) en tant que Sp&eacute;cialiste Principal Sant&eacute; o&ugrave; je fournis un soutien technique aux activit&eacute;s op&eacute;rationnelles pour les programmes nationaux.<br /><br /><strong>Nous te souhaitons bonne chance dans tes nouveaux projets&nbsp;!</strong></font></font><br /><br />R<span style="color:rgb(42, 42, 42)">&eacute;</span>ferences:<br /><font color="#2a2a2a"><em><font size="1">(1)&nbsp;<span>Spisak C,&nbsp;Morgan L,&nbsp;Eichler R,&nbsp;Rosen J,&nbsp;Serumaga B,&nbsp;Wang A.&nbsp;Results-Based Financing in Mozambique&rsquo;s Central Medical Store: A Review After 1 Year.&nbsp;Glob Health Sci Pract&nbsp;2016:&nbsp;<strong>4</strong>:&nbsp;165&ndash;&nbsp;177.<br />(2).&nbsp;</span></font></em></font><em><font size="1"><span>Binyaruka P,&nbsp;Borghi J.&nbsp;Improving quality of care through payment for performance: examining effects on the availability and stock-out of essential medical commodities in Tanzania.&nbsp;Trop Med Int Health&nbsp;2016:&nbsp;<strong>22</strong>:&nbsp;92&ndash;&nbsp;102.</span></font></em><br /><br /><br /></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[The Health Financing Progress Matrix]]></title><link><![CDATA[http://www.healthfinancingafrica.org/home/the-health-financing-progress-matrix]]></link><comments><![CDATA[http://www.healthfinancingafrica.org/home/the-health-financing-progress-matrix#comments]]></comments><pubDate>Mon, 18 Jan 2021 08:05:57 GMT</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">http://www.healthfinancingafrica.org/home/the-health-financing-progress-matrix</guid><description><![CDATA[Interview by Joel Arthur KiendrebeogoLast December, the WHO released its Health Financing Progress Matrix&nbsp;(HFPM), a new tool to assess country health financing systems against a set of evidence-based benchmarks, framed as nineteen desirable attributes. Each attribute represents one critical element of a health financing system and signals the direction in which institutions, policies and their implementation need to develop in order to make progress towards universal health coverage (UHC).  [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<div class="paragraph"><em><font size="3">Interview by <a href="https://www.thecollectivity.org/en/users/22" target="_blank">Joel Arthur Kiendrebeogo</a></font></em><br /><br /><strong><font size="4">Last December, the WHO released its <a href="https://www.who.int/teams/health-systems-governance-and-financing/health-financing/diagnostics/health-financing-progress-matrix/" target="_blank">Health Financing Progress Matrix</a>&nbsp;(HFPM), a new tool to assess country health financing systems against a set of evidence-based benchmarks, framed as nineteen desirable attributes. Each attribute represents one critical element of a health financing system and signals the direction in which institutions, policies and their implementation need to develop in order to make progress towards universal health coverage (UHC). <em>Health Financing in Africa</em> has interviewed Matthew Jowett, who leads this program of work at WHO Geneva.&nbsp;</font></strong></div>  <div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0;margin-right:0;text-align:center"> <a> <img src="http://www.healthfinancingafrica.org/uploads/8/0/8/8/8088846/matthew-jowett2_orig.jpeg" alt="Photo" style="width:auto;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%"></div> </div></div>  <div class="paragraph"><font size="3"><strong><em>Joel Arthur Kiendrebeogo:</em></strong><strong> The WHO has a history of producing health financing frameworks to guide analysis or evaluation. You also produce guidelines, which are more prescriptive. Where does this new tool stand? What is its added value for the health financing community and countries?</strong></font><br /><br /><em><font size="3">Matthew Jowett:</font></em><font size="3"> Excellent question; there is always a risk that as more and more information and guidelines are produced, the harder it becomes for people to digest. We hope the matrix adds value by crystallizing all our thinking into one overarching product &ndash; this is the first time we have developed a standardized, largely qualitative assessment of health financing systems. In this sense the HFPM &nbsp;is not just a new, separate product, but rather one that distills into one place the key thinking across all our work. We think that the HFPM will help to communicate our ideas and recommendations more clearly, facilitate focused discussion and prioritization of future policies, and of course provided a standard approach to monitoring progress over time.</font><br /><br /><strong><font size="3">Some of the previous frameworks have not been used systematically by countries. What makes you think that countries will be more interested in this tool? Do you have any specific actions planned for countries in this regard?</font></strong><br /><br /><font size="3">WHO&rsquo;s work has always focused on &ldquo;how to think about health financing&rdquo;, supporting countries to ask the right questions, which is easier said than done, but essential for the development of reforms which work. This product goes further, based on the belief that we currently know a lot about what matters and what works in health financing for countries to progress towards UHC. This is not to say a country must do x, or y, but we know a lot from global experience about the direction of travel which matters if countries really want to deliver on UHC; this knowledge is summarized in the HFPM.</font><br /><br /><font size="3">In terms of specific actions for countries, this can only be defined locally, and we are in discussion with a growing number of countries about how the findings of a matrix assessment can feed into their annual policy cycle process. We are also discussing with several technical agencies the potential to use HFPM assessments in their own planning processes, as well as to further improve coordinated technical assistance .</font><br /><font size="3">&nbsp;</font><br /><strong><font size="3">The HFPM is supposed to allow country assessments to be produced within short timeframes and more frequently. What would be the ideal periodicity for conducting assessments? Do you think that it is relevant to some specific moments in the policy cycles? </font></strong><br /><br /><font size="3">Our vision is that the HFPM could be updated annually; it is pitched as a tool which captures only the core aspects of health financing which matter, with other assessments required for deep-dive diagnostics on specific topics. This focus means that the HFPM is shorter than other, more comprehensive assessments, and hence can be conducted more frequently. By capturing shifts in policy directions, and assessing whether these are consistent with benchmarks of good practice, the HFPM can provide more frequent feedback to policy makers, rather than waiting five years for the next assessment. Ideally, HFPM assessments are used to feed into annual sector review processes; beyond this, they can of course directly feed into the development of health financing strategies, mid-term reviews etc.</font>&nbsp; &nbsp;<br /><font size="3">&nbsp;</font><br /><font size="3"><strong>An innovation that follows the HFPM is the global knowledge database where assessments would be uploaded. Can you tell us a bit more about it? </strong><strong>Who will manage this platform on a daily basis?&nbsp;</strong></font><br /><br /><font size="3">The global knowledge database (not yet public) is currently managed by WHO. It provides a way for countries to see, in a structured and clear way with dashboard visualizations, areas of strength and weakness in their health financing systems; that means, policies, processes, as well as governing institutions. Countries can also see how others are performing, easily identifying their areas of strength and weakness. Once those issues identified as a priority for attention, a country can use the database to look at other countries which are doing well on this area, and see what policies and processes they have developed, and have in place which are working. This cross-fertilization of ideas in a very systematic manner, rooted in evidence, has a lot of potential for learning; note that we do not give an single overall score for countries, or any form of ranking, as we don&rsquo;t believe this is helpful.</font><br /><br /><strong><font size="3">The guidance document of the HFPM also mentions that the global knowledge database could serve as a knowledge-sharing and a cross-country learning platform. For this to happen, country experts would need to communicate with each other; there will also be a need for some facilitation of the learning agenda. What are your plans at this level? </font></strong><br /><br /><font size="3">As mentioned above, there is extensive scope to use the database of HFPM assessments for the cross-fertilization of ideas between countries. We will incorporate the learning from assessments into our various capacity building products, including our first facilitated online advanced course to be launched in 2021. We also plan to build a community or practitioners around the HFPM to review trends across countries, draw out messages, discuss and debate, and to continually refine the desirable attributes of health financing which form the foundation of the HFPM. But we need partners to bring ideas and innovation to this agenda; indeed, this will be critical to make the most of the knowledge being generated.</font><br /><font size="3">&nbsp;</font><br /><strong><font size="3">My understanding is that senior health financing expertise will be a key resource for the production of the HFPM. In many low-income countries, the required technical human resources may be lacking. What are the plans for overcoming this constraint, at short and long term? </font></strong><br /><br /><font size="3">The HFPM is a technical assessment rooted in evidence and established concepts, which gives it the credibility it needs to be both objective and valued by countries. At the same time, a certain level of health financing expertise is required to conduct and complete the assessment, for example to interpret each question in light of the local context. We are committed, however, to using local or regional investigators to implement the HFPM; this is a fundamental principle of how we want to work, and we will provide the necessary backup support during the assessment process. What is clear, however, is that over the past twenty years domestic capacity in health financing has increased massively in many countries &ndash; there are now leading lights in the field of health financing in Africa and around the world; however, there is always room to improve and to learn in both directions, and so the plan is to set up small teams of experts to support the assessment process. Some countries have already used the HFPM as a basis for capacity building, generating discussion on the underlying concepts, which is a really positive development; we will also use it as the basis for course work in our new course.</font><br /><br /><font size="3"><strong>The HFPM has been piloted in 20 countries. What were the main challenges you encountered during these tests? How could countries overcome them and what support could WHO or other technical and financial partners provide? What advice can you give to countries that would like to apply it?</strong></font><br /><br /><font size="3">There were many challenges during the pilot period, from the data collection template which was tricky to use, to a lack of detailed guidance on the implementation process. We also found that in a few cases local capacity was limited, although as mentioned earlier, in most cases we now find excellent health financing experts. There was a lot of variation in how assessments were conducted, with a number using the process to bring together the ministry of health and partners for discussion, while in other countries assessments were conducted by WHO staff. With the launch of HFPM 2.0, we now have much clearer recommendations on the implementation process, including a two-stage review to ensure the quality of assessments. We also received feedback regarding the need for greater technical guidance, which triggered the development of the Country Assessment Guide, a document we are quite proud of, but which can still be significantly improved, and will be continually developed as we learn from implementation.</font><br /><br /><font size="3">Any country interested in applying the HFPM should contact WHO, either through our country office, regional or headquarters office, or our website, and we will connect the dots and help to take things forward.</font><br /><br /><font size="4"><font color="#da4444">On January 28th, the WHO and P4H organize a webinar about country implementation of the HFPM. You can register</font> <a href="http://bit.ly/webinar_210128_registration" target="_blank">here</a>.</font><br /><font size="3">&nbsp;</font></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Jean-Pierre Ilunga Kashala (1962-2020) : in Memoriam]]></title><link><![CDATA[http://www.healthfinancingafrica.org/home/jean-pierre-ilunga-kashala-1962-2020-in-memoriam]]></link><comments><![CDATA[http://www.healthfinancingafrica.org/home/jean-pierre-ilunga-kashala-1962-2020-in-memoriam#comments]]></comments><pubDate>Tue, 05 Jan 2021 18:25:43 GMT</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">http://www.healthfinancingafrica.org/home/jean-pierre-ilunga-kashala-1962-2020-in-memoriam</guid><description><![CDATA[Le Dr Jean-Pierre Kashala est d&eacute;c&eacute;d&eacute; dans son sommeil, la nuit du 18-19 d&eacute;cembre 2020, alors qu&rsquo;il &eacute;tait en mission au Kasa&iuml; Central. Nous lui rendons hommage.   Docteur en m&eacute;decine form&eacute; &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; de Kinshasa, Jean-Pierre fait partie de cette g&eacute;n&eacute;ration de m&eacute;decins congolais avec laquelle MSF-Belgique put construire, durant les ann&eacute;es 80 et 90, un ambitieux programme d&rsquo;appui au [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<div class="paragraph"><strong><font size="4">Le Dr Jean-Pierre Kashala est d&eacute;c&eacute;d&eacute; dans son sommeil, la nuit du 18-19 d&eacute;cembre 2020, alors qu&rsquo;il &eacute;tait en mission au Kasa&iuml; Central. Nous lui rendons hommage.</font></strong></div>  <span class='imgPusher' style='float:left;height:0px'></span><span style='display: table;width:auto;position:relative;float:left;max-width:100%;;clear:left;margin-top:0px;*margin-top:0px'><a><img src="http://www.healthfinancingafrica.org/uploads/8/0/8/8/8088846/jean-pierre-300x0-is_orig.jpg" style="margin-top: 5px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; margin-right: 10px; border-width:1px;padding:3px; max-width:100%" alt="Photo" class="galleryImageBorder wsite-image" /></a><span style="display: table-caption; caption-side: bottom; font-size: 90%; margin-top: -10px; margin-bottom: 10px; text-align: center;" class="wsite-caption"></span></span> <div class="paragraph" style="display:block;"><font size="4">Docteur en m&eacute;decine form&eacute; &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; de Kinshasa, Jean-Pierre fait partie de cette g&eacute;n&eacute;ration de m&eacute;decins congolais avec laquelle MSF-Belgique put construire, durant les ann&eacute;es 80 et 90, un ambitieux programme d&rsquo;appui aux districts sanitaires. Jean-Pierre fut ainsi membre de l&rsquo;&eacute;quipe-cadre de district&nbsp;<span style="color:rgb(98, 98, 98)">&agrave;</span> Basakunsu de 1989 &agrave; 1996&nbsp;; il assuma ensuite un r&ocirc;le de coordination sur la Province de l&rsquo;Equateur. Cette exp&eacute;rience dota Jean-Pierre d&rsquo;une solide connaissance des d&eacute;fis op&eacute;rationnels que l&rsquo;on rencontre dans un syst&egrave;me de sant</font><font size="3">&eacute;</font><font size="4"> mais aussi une conscience de la n&eacute;cessit&eacute; de r&eacute;gler les probl&egrave;mes de fa&ccedil;on proactive, dans le respect des hommes et femmes actifs en premi&egrave;re ligne.</font><br /><br /><font size="4">&#8203;En 98-99, Jean-Pierre suivit le Cours International pour la Promotion de la Sant&eacute;</font><span style="color:rgb(98, 98, 98)"><font size="3">&nbsp;(</font></span><font size="4">c&rsquo;est ainsi que s&rsquo;appelait &agrave; l&rsquo;&eacute;poque la Maitrise de Sant&eacute;</font><font size="4">&nbsp;Publique de l&rsquo;Institut de M&eacute;decine Tropicale d&rsquo;Anvers). Il consacra son <a href="https://drive.google.com/file/d/1pToj-Kxj7ssXDAaVKczgjHOHyjREYMDw/view?usp=sharing" target="_blank">m&eacute;moire de fin d'ann&eacute;e</a>&nbsp;</font><span style="color:rgb(98, 98, 98)"><font size="4">&agrave;</font></span><font size="4"> la difficile &eacute;quation de la motivation du personnel de sant&eacute;&nbsp;quand l&rsquo;Etat exsangue est incapable de payer les salaires de ses fonctionnaires et la population trop pauvre pour &ecirc;tre une v&eacute;ritable solution. </font><font size="4" style="color:rgb(98, 98, 98)">Relire le m&eacute;moire de Jean-Pierre, c&rsquo;est se replonger dans la r&eacute;alit&eacute; des syst&egrave;mes de sant&eacute;</font><font size="4" style="color:rgb(98, 98, 98)">&nbsp;des pays pauvres, il y a 25 ans. A l'&eacute;poque, on ne parlait pas encore de "performance", mais les probl&egrave;mes de faible couverture et faible qualit&eacute; des soins &eacute;taient criants.&nbsp;</font><br /><br /><font size="4">C&rsquo;est un &eacute;pisode peu connu de l&rsquo;histoire du financement bas&eacute; sur la performance (FBP), mais c&rsquo;est dans le cadre de projets de districts sanitaires op&eacute;r&eacute;s par MSF, au Za&iuml;re/Congo et ult&eacute;rieurement au Cambodge, qu&rsquo;&eacute;mergea la conviction, iconoclaste&nbsp;</font><font size="3">&agrave;</font><font size="4"> l&rsquo;&eacute;poque, du n&eacute;cessaire engagement de l&rsquo;aide ext&eacute;rieure dans une prise en charge, meme partielle, des revenus du personnel de sant&eacute;. Sans assurer des conditions d&eacute;centes de travail au personnel, il &eacute;tait illusoire d&rsquo;esp&eacute;rer couvrir les &eacute;normes besoins sanitaires des populations. E</font><font size="4">n injectant des financements ext&eacute;rieurs pour financer des primes au personnel et en &eacute;tablissant le montant de ces derni&egrave;res sur base d'une formule prenant en compte les recettes de la participation financi&egrave;re de la population, en RDC puis au Cambodge, M&eacute;decins Sans Fronti&egrave;res Belgique a de facto sem&eacute; les premi&egrave;res graines du FBP. Un&nbsp;r&ocirc;le</font><font size="4"> de pionnier que cette ONG avait d&eacute;j&agrave; jou&eacute;</font><font size="4">&nbsp;pour </font><a href="http://www.healthfinancingafrica.org/home/msf-et-les-magasins-de-sant-au-mali-la-gense-de-linitiative-de-bamako"><font size="4">l&rsquo;Initiative de Bamako</font></a><font size="3">.</font><br /><br /><font size="4">Sa Maitrise de Sant&eacute;</font><font size="4">&nbsp;Publique en poche, Jean-Pierre rejoignit HealthNet International et devint coordinateur d&rsquo;un projet de district sanitaire pr&eacute;c&eacute;demment mis en &oelig;uvre par MSF, &agrave; Butare au Rwanda. Dans la langue aujourd&rsquo;hui, on dirait que ce projet &eacute;tait &lsquo;<em>lean</em>&rsquo; et &lsquo;agile&rsquo; : il y avait Jean-Pierre, l&rsquo;expert international et deux employ&eacute;s nationaux&nbsp;: Isabelle, sa secr&eacute;taire, et Charles, son chauffeur. A trois, ils faisaient face &agrave; la gageure de remplacer une large &eacute;quipe de MSF et les importants moyens de l&rsquo;ONG humanitaire. Il fallait trouver une toute autre fa&ccedil;on d&rsquo;appuyer les districts de sant&eacute;. A la suite de son </font><a href="https://academic.oup.com/heapol/article/18/1/74/637427?login=true" style=""><font size="3">exp&eacute;rience de Pearang au Cambodge</font></a><font size="4">, HealthNet International voulait innover et basculer vers ce que l&rsquo;on appelait alors une approche contractuelle. Jean-Pierre contacta l&rsquo;Institut de M&eacute;decine Tropicale d&rsquo;Anvers et Bruno Meessen vint comme expert externe. En partant des </font><a href="http://dspace.itg.be/bitstream/handle/10390/1600/2001sotn0064.pdf?sequence=1"><font size="3">le&ccedil;ons d'un projet MSF au Cambodge</font></a><font size="4">, Jean-Pierre, le Dr Laurent&nbsp;Musango, directeur de la Province Sanitaire et de l'Ecole de Sant&eacute; Publique, et Bruno Meessen &eacute;labor&egrave;rent </font><a href="http://193.190.239.98/bitstream/handle/10390/1563/2004ippb0059.pdf?sequence=1"><font size="3">l&rsquo;Initiative pour la Performance</font></a><font size="4">. C&rsquo;est ainsi que les fondements du </font><a href="https://onlinelibrary.wiley.com/doi/full/10.1111/j.1365-3156.2006.01680.x"><font size="3">FBP</font></a><font size="4">&nbsp;furent pos&eacute;s, il y a 20 ans au Rwanda.</font><br /><br /><font size="4">Apr&egrave;s son travail pour HNI, Jean-Pierre rejoignit la CTB/ENABEL. Il travailla pour l&rsquo;agence de la coop&eacute;ration technique belge dans le cadre de ses projets au B&eacute;nin</font><font size="4">&nbsp;pour plus de dix ans &ndash; toujours pour un travail de terrain, d&eacute;centralis&eacute;. En 2019, il rentra dans son pays pour travailler comme </font><a href="https://www.hera.eu/en/news/in-memoriam-jean-pierre-kashala-ilunga-md-mph/"><font size="3">chef d&rsquo;&eacute;quipe pour HERA</font></a><font size="4">&nbsp;o&ugrave; il a pu a nouveau faire valoir ses qualit&eacute;s d&rsquo;homme et de m&eacute;decin de sant</font><span style="color:rgb(98, 98, 98)"><font size="3">&eacute;</font></span><font size="4"> publique tourne vers la r&eacute;solution des probl&egrave;mes.</font><br /><br /><font size="4">C&rsquo;&eacute;tait un vrai plaisir de travailler avec Jean-Pierre. Ayant &eacute;t&eacute; lui-m&ecirc;me m&eacute;decin de district, il connaissait les d&eacute;fis du quotidien, la n&eacute;cessit&eacute; de r&eacute;gler les probl&egrave;mes op&eacute;rationnels pour assurer des soins de qualit&eacute; aux populations. Jean-Pierre &eacute;tait respectueux de ses interlocuteurs et abordait les choses sous un angle constructif. C&rsquo;&eacute;tait un grand professionnel. Si la premi&egrave;re exp&eacute;rience en Afrique de ce qui fut appel&eacute;, quelques ann&eacute;es plus tard, le FBP fut un succ&egrave;s au point d&rsquo;inspirer la politique nationale du Rwanda, c&rsquo;est en grande partie gr&acirc;ce aux qualit&eacute;s humaines, aux talents et professionnalisme de Jean-Pierre. Ayant pass&eacute; toute sa vie professionnelle sur le terrain, c&rsquo;est aussi au cours d&rsquo;une mission de supervision qu&rsquo;il nous a quitt&eacute;. Nous exprimons nos condol&eacute;ances &agrave; sa famille, ses collaborateurs et tous ses amis.</font></div> <hr style="width:100%;clear:both;visibility:hidden;"></hr>]]></content:encoded></item></channel></rss>